Réorganiser l'activité commerciale et surtout parvenir à créer un cadre concurrentiel où toutes les conditions sont réunies, c'est l'objectif du bureau local de l'Union générale des commerçants et artisans algériens, UGCAA, d'Oran à travers la réalisation d'un marché de gros de l'agroalimentaire. Le projet dont le dossier a été déposé il y a plus de trois ans auprès des instances locales vient d'être relancé, a indiqué M. Mouad, coordinateur local de l'UGCAA d'Oran. L'expansion urbanistique que connaît Oran et son développement économique traduisent plus que jamais la réalisation d'une telle infrastructure, un outil efficace pour la régulation du commerce de gros, a noté notre interlocuteur. Ainsi et en prévision de ce projet, un recensement de tous les commerçants grossistes activant à Oran a été mené par l'UGCAA. Quelque 620 commerçants sont donc concernés par cette opération de délocalisation et de transfert vers cette nouvelle enceinte une fois réalisée. L'Union propose dans le cadre de ce projet, la zone de Tafraoui pour dégager un terrain devant abriter le marché de gros. Après Alger où un marché de gros dédié à l'agroalimentaire a été retenu, d'autres marchés régionaux sont également prévus à Oran et Constantine, apprend-on. Le nouveau marché sera le principal marché d'approvisionnement en produits alimentaires des détaillants de l'ensemble du pays, de sorte qu'il regroupera cette activité commerciale dans un lieu structuré et adéquat. En effet, la création de ce nouvel espace permettra une meilleure organisation du secteur aux plans du contrôle, l'approvisionnement et la régulation. Rappelons que l'ancien wali avait prévu la réalisation d'un marché de gros pour diverses marchandises à El-Kerma, lequel regroupera les grossistes de cosmétiques, de produits alimentaires et autres, de sorte que des espaces suffisants, allant de 500 à 2.000 mètres carrés, devaient leur être consacrés. Les services de la wilaya avaient également prévu que le futur projet du marché de gros sera réalisé sur la base d'un montage financier où le commerçant contribue à hauteur de 50% de la valeur du local souhaité.