Dans le cadre de la lutte contre la pollution et l'atteinte à l'environnement à l'intérieur du tissu urbain, les opérations de contrôle menées par la commission de wilaya pour le contrôle des rejets industriels, ont permis de dresser près d'une quinzaine de mises en demeure à des gérants et propriétaires de stations de lavage et vidange reparties entre les localités et le chef lieu de la commune de Ain El-Turck depuis le début de l'année en cours, a-t-on appris hier de sources proches des services d'hygiène de l'APC. Il est reproché aux contrevenants le rejet des eaux huileuses dans les réseaux d'assainissement. Selon nos sources, les stations ont été sommées de mettre à niveau leurs installations sous peine de fermeture. Il faut signaler que dans le cadre des dispositions de lutte contre le rejet des huiles usagées dans le réseau d'assainissement, une vaste opération de recensement des entreprises ne disposant pas de station de prétraitement a été lancée. L'opération prévoit aussi le recensement des vidangeurs privés conventionnés avec les industriels. Selon nos sources, cette opération vient en application des dernières instructions des services de la wilaya et s'inscrit dans le cadre des mesures prises par les autorités de la wilaya visant la traçabilité des déchets rejetés dans les réseaux d'assainissement. En effet, selon les mêmes sources, l'ex-chef de l'exécutif de la wilaya a instruit, lors d'une visite à la station de traitement et d'épuration du Groupement urbain d'Oran sise à El Kerma (Es-Sénia), la direction de l'environnement de la wilaya à travailler dans la sérénité avec la SEOR pour dénombrer en urgence toutes les entreprises qui n'ont pas de station de prétraitement ainsi que les vidangeurs privés qui évacuent cette contenance vers les regards isolés du réseau de la SEOR. «La traçabilité doit passer par la SEOR», a-t-il souligné tout en insistant sur la coordination avec la police des eaux et la direction du commerce pour savoir si les vidangeurs privés sont conventionnés, connaître leurs points de rejet et s'ils disposent d'un registre de commerce. Le même responsable qui a reçu des explications sur l'importance des investissements consentis par l'Etat pour prendre en charge l'assainissement du Groupement urbain d'Oran (Oran, Bir El-Djir, Sidi-Chahmi et Es-Sénia), a instruit les gestionnaires de la STEP d'El Kerma (270.000 mètres3/jour), à faire un appel à compétence à l'intention des industriels qui exploitent la boue rejetée dans la décharge d'El Kerma pour problème de stockage. L'ex-wali a également exhorté les gestionnaires de la STEP d'El Kerma à choisir une carrière désaffectée pour le stockage de la boue le plus tôt possible et à aller au-delà des essais sur des parcelles dans les fermes pilotes, après consultation de spécialistes pour l'élaboration de cahier des charges à l'effet de trouver rapidement les solutions idoines. Il y a lieu de signaler que près de 40.000 tonnes d'eaux huileuses sont rejetées chaque année dans les réseaux d'assainissement ou d'autres milieux récepteurs. Une récente étude commandée par la direction a permis de révéler une atteinte flagrante à l'environnement, dont les principaux acteurs sont les responsables des stations-service.