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Economie: Les bons points du FMI à l'Algérie
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 04 - 02 - 2023

Le Fonds Monétaire International(FMI) accorde de nombreux satisfécits à l'Algérie qu'il soutient par des recommandations, après que son Conseil d'administration ait achevé les consultations au titre de l'article IV selon la procédure du défaut d'opposition».
Diffusé le 1er février dernier, le communiqué de ses services affirme en effet, que «la reprise économique s'est renforcée et la croissance du PIB hors hydrocarbures est estimée à 3,2 % en 2022, contre 2,1 % en 2021». L'institution de Bretton Woods a fait ce constat après le retour de la mission qu'elle a envoyée l'année dernière en Algérie pour vérifier l'état des indicateurs macro-économiques dans toutes leurs dimensions et sous tous leurs revers. Le FMI le fait, rappelle-t-il, conformément aux dispositions de l'article IV de ses statuts qui lui permet de «procéder, habituellement chaque année, à des consultations bilatérales avec ses pays membres» et ce, pour «recueillir des données économiques et financières et s'entretenir avec les responsables nationaux de l'évolution et des politiques économiques du pays». De retour au siège, «les membres de la mission rédigent un rapport qui sert de cadre aux délibérations du Conseil d'administration». Ce dernier arrête ses décisions «selon la procédure dite du défaut d'opposition lorsqu'il convient qu'une proposition peut être examinée sans réunion formelle», note-t-il. Ces rappels, c'est son Conseil d'administration à Washington qui les a notés dans son rapport sur la mission en question. Le FMI fait ainsi état de performances économico-financières que l'Algérie a enregistrées l'année dernière. «En 2022, le solde des transactions courantes devrait enregistrer son premier excédent depuis 2013 et les réserves internationales ont augmenté, interrompant leur baisse tendancielle au cours des dernières années. De même, un solde budgétaire aurait été enregistré en 2022 du fait des revenus exceptionnels des hydrocarbures et de la nette sous-exécution des dépenses inscrites au budget», affirme-t-il. C'est «le rebond des cours des hydrocarbures (qui) a atténué les pressions sur les finances publiques et extérieures et la reprise suite au choc de la pandémie semble s'être renforcée», écrit-il. Dans le volet «Evaluation du conseil d'administration», les «administrateurs ont souscrit» que «les perspectives à court terme de l'économie algérienne se sont sensiblement améliorées, portées par le rebond des cours des hydrocarbures». Ils affirment alors que «des excédents extérieurs et budgétaires sont attendus en 2022 pour la première fois depuis une longue période.
Une position extérieure plus solide
La position extérieure de l'Algérie en 2022 a été plus solide que le niveau correspondant aux fondamentaux et aux politiques souhaitables». Les services du FMI, lit-on, «saluent les progrès accomplis en matière de réforme de la gestion des finances publiques et appellent à des efforts supplémentaires pour renforcer le cadre budgétaire».
Et observent que «la mise en œuvre complète de la Loi Organique des Lois de Finance prévue en 2023 constituerait une étape primordiale dans les efforts de modernisation». Ils recommandent cependant, que «pour sauvegarder ces progrès, les projections budgétaires devraient être en ligne avec la capacité d'exécution et l'espace budgétaire disponible. Les budgets devraient également intégrer des plans de financement complets et transparents et des mesures devraient être prises pour renforcer la gestion de la trésorerie et améliorer la transparence de l'exécution budgétaire».
Ils relèvent ainsi, que «les perspectives restent tributaires des prix des hydrocarbures et soumises aux risques liés à un affaiblissement de la conjoncture mondiale et à la volatilité des cours des matières premières».
D'autant, ajoutent-ils, que «l'accélération généralisée de l'inflation est devenue un défi considérable pour les politiques publiques». Ils constatent que «l'inflation globale s'est accélérée pour atteindre 7,2 % en 2021 et est estimée à 9,3 % en 2022, son plus haut niveau depuis 26 ans. Malgré les mesures prises par la Banque centrale en faveur d'une gestion plus active de la liquidité, la politique monétaire reste accommodante».
Le FMI aligne alors des «mais» en avertissant que «la croissance devrait ralentir et l'inflation rester élevée à moyen terme. La croissance du PIB hors hydrocarbures devrait se renforcer pour atteindre 3,4 % en 2023 sous l'effet d'une forte augmentation des dépenses budgétaires. Elle devrait ralentir progressivement par la suite pour atteindre 2 % environ à moyen terme». Son autre observation, «le compte des transactions courantes devrait rester excédentaire en 2023 et enregistrer un déficit croissant à compter de 2024. L'inflation devrait s'atténuer légèrement à 8,1 % en 2023, mais rester relativement élevée à moyen terme. Les perspectives dépendent essentiellement de la trajectoire du prix des hydrocarbures. Des risques favorables pour les perspectives découlent d'une éventuelle hausse des investissements dans le secteur des hydrocarbures et des projets miniers en cours de développement».
Les «oui mais» et les recommandations
La hausse considérable des dépenses annoncée dans le cadre de la loi de Finances pour 2023 pourrait, pense-t-il, «résorber les progrès en matière de réduction du déficit budgétaire depuis 2018, affaiblir la résilience des finances publiques et aggraver les pressions inflationnistes. Il écrit : «les contraintes de financement devraient empêcher la pleine exécution des dépenses annoncées. Toutefois, même une poursuite du faible taux d'exécution des dépenses inscrites au budget pourrait entraîner une détérioration significative du déficit budgétaire. Une rigidité accrue des dépenses et une diminution rapide de l'épargne budgétaire aggraveraient la vulnérabilité des finances publiques aux fluctuations des cours des hydrocarbures- avec le risque d'un ajustement brutal en cas de baisse des prix du pétrole- et contribueraient à alimenter l'excès de liquidité, compliquant la conduite de la politique monétaire».
Il ajoute encore que «la trajectoire du déficit à moyen terme comporte également des risques pour la stabilité macroéconomique. La persistance de déficits budgétaires élevés et l'arrivée graduelle à échéance des remboursements de principal dus au titre du financement monétaire passé devraient entraîner des besoins de financement budgétaires élevés à moyen terme». Et «compte tenu de l'exclusion du recours à l'emprunt extérieur par les autorités, le financement de ces besoins entraînerait des pressions significatives sur le système bancaire domestique et présenterait des risques pour la stabilité financière et macroéconomique».
Ses services appellent alors «la Banque d'Algérie (BA) à resserrer sa politique monétaire, dès à présent, pour prévenir un éventuel désancrage des anticipations et la persistance d'une inflation élevée». Pour eux, «l'appréciation récente du dinar ne peut se substituer au resserrement nécessaire de la politique monétaire». Ils recommandent «de relever le taux directeur de la Banque centrale et de reprendre une gestion bien calibrée de la liquidité pour améliorer la transmission de la politique monétaire». Selon eux, «la révision en cours de la loi sur la Monnaie et le Crédit est une opportunité pour renforcer le dispositif de gouvernance de la BA». Mais ils avertissent qu'il faut «interdire formellement le financement monétaire dans la nouvelle loi afin de renforcer l'indépendance de la Banque centrale et sa capacité à agir pour défendre la stabilité des prix». Ils mettent, en même temps, en avant la nécessité d'«un rééquilibrage budgétaire progressif guidé par un cadre fondé sur des règles pour renforcer la résilience des finances publiques et préserver la stabilité macroéconomique à moyen terme».
Le rapport final «dans quelques jours»
En plus d'«un ajustement pour améliorer le déficit primaire hors hydrocarbures et dividendes de la BA de 10 % du PIB hors hydrocarbures par rapport à son niveau de 2022 et jusqu'en 2027». Ils appellent encore à «une réforme des subventions avec renforcement d'une protection sociale ciblée (qui) contribuerait à réaliser le rééquilibrage budgétaire requis, parallèlement à une réforme paramétrique des retraites, une réduction des dépenses d'investissement et la poursuite des réformes fiscales». Ils proposent également «l'adoption d'un cadre budgétaire, à moyen terme, fondé sur des règles bien calibrées comprenant un plancher d'épargne et une ancre sur la dette brute, pour orienter le rééquilibrage budgétaire, limiter la pro-cyclicité des politiques économiques et protéger les dépenses prioritaires». La diversification des sources de financement permettrait, écrivent-ils, «d'étaler l'ajustement budgétaire sur plusieurs années tout en limitant les pressions sur le système bancaire». Dernière recommandation, «une nécessaire accélération des réformes structurelles pour faire progresser la transition vers un modèle de croissance plus diversifié, résilient et riche en emplois et renforcer davantage le cadre de gouvernance». Ils considèrent que «les réformes législatives récemment adoptées ou en cours, notamment le nouveau code de l'investissement et les lois relatives à l'auto-entreprenariat et aux énergies renouvelables, pourraient contribuer à créer un environnement plus propice à l'activité du secteur privé». Les services du FMI mettent en garde «contre les risques liés aux mesures strictes de réglementation des importations qui pourraient, notamment, alimenter l'inflation et encourager l'informalité - et recommandent de poursuivre les réformes visant à améliorer l'ouverture commerciale et la compétitivité, notamment les réformes des marchés des produits et du travail». Ils appellent également les autorités «à donner la priorité aux mesures visant à remédier aux lacunes en matière de qualité et de disponibilité des données macroéconomiques» et pensent que «les mesures en cours pour renforcer la gouvernance et réduire les risques de corruption sont les bienvenues et devraient être intensifiées».
L'on rappelle que la mission du FMI dépêchée l'année dernière à Alger, a auditionné entre autres, les ministères, la Banque d'Algérie, la Société civile, le Patronat. Le tout a été sanctionné par un communiqué en octobre dernier. Celui rendu public le 1er février, a été, apprend-on, «rédigé en étroite collaboration avec la Banque d'Algérie. Il est le résumé d'un rapport sur la situation économique et financière du pays que l'équipe du FMI soumet à son Conseil d'administration.» Le rapport final sera diffusé «dans quelques jours».


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