Après l'accaparement des trottoirs et des artères par les brocanteurs et les commerçants de tout bord, c'est au tour des chiens de toutes races pitbulls, dobermans, bulldogs etc.., une raison de plus d'expulser les riverains et les obliger à se terrer chez eux. Ils ont envahi les quartiers accompagnés de leurs maitres, souvent des adolescents et des gamins plus hauts que quatre pommes, ils sillonnent les rues et les cités, sèment la paniquent. Dobermans, bulldogs, et autres chiens classés comme race des plus agressive et dangereuse, font leur rentrée à Oran pour devenir devant un véritable phénomène de société. Après les chats siamois, les caniches, les Algériens élargissent leurs listes d'animaux de compagnie en optant cette fois ci, par des bêtes féroces carrément interdites dans certains pays. La fièvre des pitbulls s'empare d'un nombre important d'oranais qui découvrent l'animal en question et en font même une pratique très en vogue sans se soucier de la menace que peut représenter ce type de chien utilisé sous d'autres cieux par la police, l'armée ou comme chien de décombres et de secours. Aujourd'hui les rues d'Oran sont devenues insécurisées où circulent en toute quiétude contraignant les passants à changer de trottoir pour éviter une éventuelle attaque. Cet animal d'humour instable et imprévisible, provoque la terreur là où il passe. Si certains propriétaires utilisent les bulldogs pour frimer et poser devant les amis ou même se faire respecter dans le quartier, il faut dire la difficulté de neutralisation de ces bêtes énormes qui peuvent atteindre jusqu'à 50cm de hauteur et 50 kilos, explique cette nouvelle tendance. Un pitbull qui sert aussi parfois à d'autres fins, en effet, cette bête n'est pas seulement utilisée pour la garde de la maison, elle est également utilisée par certains comme atout pour augmenter leur chance de décrocher un poste d'agent de sécurité dans un organisme important et bien rémunéré. Il faut signaler également que certains jeunes n'hésitent pas à organiser des combats inter quartiers de bulldogs avec des mises allant jusqu'à 10.000 DA et plus important le titre « du maitre » qui vaut à l'heureux propriétaire du chien gagnant de se pavaner fièrement et de s'afficher avec sa bête féroce qui a dompté tous les chiens de sa race, de son quartier et de tout le voisinage. Il y a lieu de souligner par ailleurs que l'allure impressionnante de ces chiens, fait oublier au propriétaire le danger qu'il constitue pour tout l'entourage. La culture du pitbull s'installe à Oran il n y a pas à dire chez nous. Autre temps, autres mœurs.