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Ces molosses dangereux qui circulent en toute liberté
Elevage clandestin de pitbulls
Publié dans Le Midi Libre le 19 - 11 - 2008

Phénomène à la mode, de jeunes Algériens accompagnés de leurs chiens, flânent dans les rues de la capitale. Leurs dogues ne sont pas des moins dangereux puisqu'il s'agit de pitbulls, de vraies bêtes féroces dont le dressage est l'une des tâches les plus difficiles. Mais malgré cela, le phénomène prend de l'ampleur aux risques et périls des citoyens exposés au danger.
Phénomène à la mode, de jeunes Algériens accompagnés de leurs chiens, flânent dans les rues de la capitale. Leurs dogues ne sont pas des moins dangereux puisqu'il s'agit de pitbulls, de vraies bêtes féroces dont le dressage est l'une des tâches les plus difficiles. Mais malgré cela, le phénomène prend de l'ampleur aux risques et périls des citoyens exposés au danger.
Elle s'appelle Nadjwa. C'est une petite jeunette âgée de neuf ans dont l'existence a carrément viré au drame. Cette benjamine, championne du marathon Islane 2007 et danseuse Amazigh, était promise à une brillante carrière. Et pourtant. Amputée d'une jambe, prisonnière d'une chaise roulante et traumatisée à jamais, Nadjwa est condamnée à vivre handicapée et à sacrifier tous ces rêves. Les faits remontent au 27 janvier 2008 quand la jouvencelle fut férocement attaquée par un pitbull tandis qu'elle jouait aux rollers à quelques dizaines de mètres du domicile de ses parents, en compagnie de ses deux amis, à Casablanca. Le chien affamé et errant s'est acharné sur le corps de Nadjwa qui n'a été secouru que trop tard. Transportée en urgence à l'hôpital, la petite victime fut amputée d'une jambe, pour se retrouver à jamais clouée à une chaise roulante.
Le drame de Nadjwa n'est malheureusement pas isolé. Et pour preuve, nombreux sont les faits divers faisant état des agressions féroces de pitbulls élevés clandestinement par des propriétaires n'ayant aucune notion sur l'élevage de ces molosses dangereux.
Pour se renseigner sur l'ampleur du phénomène, ne suffit-il pas de constater tous ces jeunes qui circulent dans les rues des quartiers, escortés de leurs chiens pitbulls ?
A Aïn Naâdja comme à Bachdjarah ou à El Harrach, cette mode gagne du terrain. Mohamed, Walid et Réda sont tous les trois des propriétaires de pitbull. Leur loisir favori, dresser des chiens. Leur préoccupation privilégiée, parcourir les rues de la capitale en compagnie de leur animal domestique. Mais un pitbull correspond-il réellement à un animal de compagnie ?
Pour Réda, il l'est. «Mon chien ne s'est jamais attaqué à quiconque. D'ailleurs, il est bien dressé», affirme-t-il. Et d'ajouter qu'il ne laisse jamais son chien affamé et qu'il est tout le temps en laisse. De son côté, Walid raconte comment un jour, son pitbull, pris d'un imprévisible coup de rage, a failli tuer un enfant du quartier. «Le père du gosse, gendarme, était très en colère au point de vouloir flinguer mon molosse», raconte-t-il. Pour avoir la paix, Walid a dû se débarrasser de son chien en le vendant à un ami habitant la campagne. «Au moins là-bas, il fera moins de dégâts», confie-t-il.
Si pour ce jeune homme le pitbull représente un véritable danger sécuritaire, certains se l'approprient pour bien d'autres raisons. Pour quelques-uns, explique F. Latoui, psychologue clinicienne, l'élevage de ce type de chiens dangereux par des jeunes est souvent une manière de se protéger contre un danger, s'armer d'un pitbull pour remédier à son sentiment de faiblesse où pour se vanter auprès de ses copains d'avoir un «fierce dog». Pour d'autres, le pitbull est une véritable arme de banditisme. «Certains malfrats accompagnés de leur pitbull n'hésitent pas à les utiliser pour délester des passants de leurs biens comme cela s'est déroulé récemment à El Harrach quant un voleur, armé de son molosse, a délesté une jeune fille de ses bijoux. Complètement terrorisée à l'idée d'être dévorée par la bête, la fille n'a manifesté aucune résistance», raconte Rabah, un jeune qui a assisté à cet incident.
Beaucoup de citoyens n'ont pas manqué de déplorer l'absence d'article de loi interdisant l'élevage de ces molosses en Algérie. Il faut rappeler que les pitbulls sont un réel danger. Il y a 10 ans, on ne les connaissait même pas. Aujourd'hui c'est un phénomène de mode ! Le pitbull fait partie de la famille des molosses. C'est un petit dogue à la poitrine puissante et au poil ras. Avec une mâchoire d'acier, qui lui fait prêter une force surnaturelle, il est utilisé à des fins criminelles et malsaines tels des agressions, viols, combats sanglants ou autres.
Les pitbulls circulent aujourd'hui en toute liberté à la capitale au risque et péril des citoyens alors qu'ils doivent être arrêtés et piqués. Le fait de s'adonner à l'élevage clandestin de ces molosses ne devrait-il pas être une activité illégale punie par la loi ? Malheureusement, cela est fait au su et au vu des autorités qui continuent de fermer l'œil mettant ainsi en péril la vie des citoyens.
D. S.
Elle s'appelle Nadjwa. C'est une petite jeunette âgée de neuf ans dont l'existence a carrément viré au drame. Cette benjamine, championne du marathon Islane 2007 et danseuse Amazigh, était promise à une brillante carrière. Et pourtant. Amputée d'une jambe, prisonnière d'une chaise roulante et traumatisée à jamais, Nadjwa est condamnée à vivre handicapée et à sacrifier tous ces rêves. Les faits remontent au 27 janvier 2008 quand la jouvencelle fut férocement attaquée par un pitbull tandis qu'elle jouait aux rollers à quelques dizaines de mètres du domicile de ses parents, en compagnie de ses deux amis, à Casablanca. Le chien affamé et errant s'est acharné sur le corps de Nadjwa qui n'a été secouru que trop tard. Transportée en urgence à l'hôpital, la petite victime fut amputée d'une jambe, pour se retrouver à jamais clouée à une chaise roulante.
Le drame de Nadjwa n'est malheureusement pas isolé. Et pour preuve, nombreux sont les faits divers faisant état des agressions féroces de pitbulls élevés clandestinement par des propriétaires n'ayant aucune notion sur l'élevage de ces molosses dangereux.
Pour se renseigner sur l'ampleur du phénomène, ne suffit-il pas de constater tous ces jeunes qui circulent dans les rues des quartiers, escortés de leurs chiens pitbulls ?
A Aïn Naâdja comme à Bachdjarah ou à El Harrach, cette mode gagne du terrain. Mohamed, Walid et Réda sont tous les trois des propriétaires de pitbull. Leur loisir favori, dresser des chiens. Leur préoccupation privilégiée, parcourir les rues de la capitale en compagnie de leur animal domestique. Mais un pitbull correspond-il réellement à un animal de compagnie ?
Pour Réda, il l'est. «Mon chien ne s'est jamais attaqué à quiconque. D'ailleurs, il est bien dressé», affirme-t-il. Et d'ajouter qu'il ne laisse jamais son chien affamé et qu'il est tout le temps en laisse. De son côté, Walid raconte comment un jour, son pitbull, pris d'un imprévisible coup de rage, a failli tuer un enfant du quartier. «Le père du gosse, gendarme, était très en colère au point de vouloir flinguer mon molosse», raconte-t-il. Pour avoir la paix, Walid a dû se débarrasser de son chien en le vendant à un ami habitant la campagne. «Au moins là-bas, il fera moins de dégâts», confie-t-il.
Si pour ce jeune homme le pitbull représente un véritable danger sécuritaire, certains se l'approprient pour bien d'autres raisons. Pour quelques-uns, explique F. Latoui, psychologue clinicienne, l'élevage de ce type de chiens dangereux par des jeunes est souvent une manière de se protéger contre un danger, s'armer d'un pitbull pour remédier à son sentiment de faiblesse où pour se vanter auprès de ses copains d'avoir un «fierce dog». Pour d'autres, le pitbull est une véritable arme de banditisme. «Certains malfrats accompagnés de leur pitbull n'hésitent pas à les utiliser pour délester des passants de leurs biens comme cela s'est déroulé récemment à El Harrach quant un voleur, armé de son molosse, a délesté une jeune fille de ses bijoux. Complètement terrorisée à l'idée d'être dévorée par la bête, la fille n'a manifesté aucune résistance», raconte Rabah, un jeune qui a assisté à cet incident.
Beaucoup de citoyens n'ont pas manqué de déplorer l'absence d'article de loi interdisant l'élevage de ces molosses en Algérie. Il faut rappeler que les pitbulls sont un réel danger. Il y a 10 ans, on ne les connaissait même pas. Aujourd'hui c'est un phénomène de mode ! Le pitbull fait partie de la famille des molosses. C'est un petit dogue à la poitrine puissante et au poil ras. Avec une mâchoire d'acier, qui lui fait prêter une force surnaturelle, il est utilisé à des fins criminelles et malsaines tels des agressions, viols, combats sanglants ou autres.
Les pitbulls circulent aujourd'hui en toute liberté à la capitale au risque et péril des citoyens alors qu'ils doivent être arrêtés et piqués. Le fait de s'adonner à l'élevage clandestin de ces molosses ne devrait-il pas être une activité illégale punie par la loi ? Malheureusement, cela est fait au su et au vu des autorités qui continuent de fermer l'œil mettant ainsi en péril la vie des citoyens.
D. S.


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