L'université des sciences et de la technologie Mohamed Boudiaf d'Oran (USTO) abrite un congrès national sur l'aéronautique qui se tient les 22 et 23 novembre. Ce congrès, le premier du genre à se dérouler en Algérie, regroupe une quarantaine de participants algériens dont un ingénieur exerçant auprès de l'avionneur canadien Bonbardier, un chercheur en robotique auprès de l'université de Versailles ( France) et un autre à l'université d'Alep ( Syrie). Il s'agit là de compétences reconnues tant en Algérie qu'à l'étranger. Selon M. Imine Bachir, président du comité scientifique du congrès, cette première rencontre nationale verra également la participation, en plus de l'USTO (organisatrice), des universités de Blida, Sidi Bel Abbès et Mostaganem ainsi que l'Ecole militaire polytechnique(EMP) Alger et l'Ecole supérieure de l'Air (ESA) de Tafraoui (Oran). Lors de cette importante rencontre seront débattus trois principaux thèmes axés sur : la réflexion consacrée principalement sur l'aéronautique numérique et expérimentale, aux matériaux et structures des avions, et à la commande des drones (aéronefs sans pilote). Ces aspects feront l'objet d'examen tant sur le plan de la recherche fondamentale et appliquée que de leur mise en œuvre industrielle, a tenu à préciser M. Imine Bachir, président du congrès. La valorisation de la recherche aéronautique en Algérie étant l'objectif primordial, les organisateurs de ce congrès auront pour tâche de nouer des partenariats avec des entités industrielles. Il sera également question de la création d'une association nationale des cadres et chercheurs dans le domaine de l'aéronautique. Par ailleurs, il est à signaler que l'Ecole supérieure de l'Air de Tafraoui s'est lancée, il y a de cela près d'un quart de siècle, dans la fabrication d'un avion Tchécoslovaque destiné à la formation de base des pilotes. Il est attendu de ce congrès un plus dans le domaine de l'aéronautique en Algérie, dans le but de mettre en valeur les compétences de nos cadres et chercheurs nationaux.