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Ali Boukrami à Addis-Abeba: gérer le développement en Afrique, c'est lutter contre les inégalités et la pauvreté
Publié dans Algérie Presse Service le 29 - 03 - 2011

ABEBA - Les pays africains doivent lutter contre les inégalités et la pauvreté, en vue de préserver leurs ressources humaines, naturelles et matérielles, a indiqué mardi à Addis-Abeba le Secrétaire d'Etat chargé de la statistique, Ali Boukrami, qui participe à la 4e réunion conjointe de la Conférences des ministres des Finances et de Développement de l'UA et de la CEA. "Notre démarche consiste à se battre pour réduire les inégalités quelles qu'elles soient dans le monde et à combattre la pauvreté", a déclaré M. Boukrami à l'APS, en marge d'une table ronde de haut niveau consacrée au thème de la Conférence de l'Union africaine (UA) et de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA): gérer le développement en Afrique.
"La répartition inégalitaire des revenus dans les pays développés induit la disparition de la classe moyenne, qui devient incapable de former les compétences, ce qui pousse ces pays à puiser dans les talents des pays africains", a-t-il dit, soulignant que les cadres compétents africains se trouvent en Europe et non pas en Afrique.
C'est les pays développés qui se servent de ces compétences pour régler leurs problèmes et non pas l'Afrique, celle-ci est devenue "une roue de secours de la communauté internationale", dira-t-il. Pour lui, l'Afrique doit prendre des décisions en prévision des changements de demain aussi bien sur le plan économique ou environnemental qui vont interpeller le continent durant les prochaines décennies.
Pour ce faire, M. Boukrami évoque "le développement de l'approche éthique", c'est-à-dire: "avoir un moindre gaspillage de ressources humaines, naturelles et matérielles". Pour cela, a-t-il suggéré, "la communauté internationale doit aider l'Afrique non pas pour des questions de justice, mais pour le propre intérêt de cette communauté".
Concernant le rôle que doit jouer l'Etat dans le développement, M. Boukrami a souligné que l'Algérie avait eu "conscience de l'importance de l'enjeu", rappelant que le gouvernement algérien a du attendre beaucoup le secteur privé pour qu'il vienne investir dans le programme de développement des infrastructures, lancé depuis 1999.
Dans les années 2000, l'Algérie "a longtemps attendu les investisseurs privés pour réaliser les infrastructures de base à la thèse libérale" avant de décider de s'impliquer entièrement dans la réalisation des projets stratégiques. "Il est nécessaire aujourd'hui d'abandonner les débats dogmatiques et idéologiques pour aller vers l'efficience, l'efficacité et la promotion des compétences", a-t-il dit.
En matière de développement économique, l'Algérie "a très bien compris que le problème n'était pas un problème de l'Etat ou du secteur privé mais il s'agissait d'avoir une administration au service de l'économie". "Vous pouvez avoir une très grande administration, mais elle n'est pas au service de l'économie c'est ce qu'on appelle le fonctionnement rentier", a-t-il détaillé.
Pour lui, "conduire une politique de développement se fait sur le long terme et les changements importants au niveau de la planète comme l'épuisement des ressources non renouvelables et les effets du changement climatique sont autant de données qui peuvent remettre en cause les convictions et les conditions bien arrêtées (par les gouvernements)". "L'Algérie a très bien compris que le problème n'était pas l'Etat ou le secteur privé, mais il s'agit d'avoir une administration au service de l'économie et non pas le contraire", a-t-il encore souligné.
Concernant le financement de la santé en Afrique, sujet de débat des participants à la conférence des ministres des Finances africains, M. Boukrami, a mis l'accent sur la réduction de la dépendance des Africains du marché étranger en matière de médicaments.
En matière de médicaments, "les laboratoires internationaux ont réduit énormément leurs dépenses de recherche et développement parce qu'ils veulent se débarrasser du (médicament) générique. Or le générique peut diminuer énormément les dépenses en Afrique", a-t-il expliqué. "Le générique est une priorité des priorités de Algérie et elle devrait l'être pour l'Afrique", a souligné M.Boukrami, qui plaide pour une "proportion plus importante du générique dans la prescription médicale". L'autre moyen de prévention contre les maladies, c'est d'avoir l'accès à l'eau potable et au réseau d'assainissement. Le taux d'accès à l'AEP atteint 98% en Algérie, a-t-il rappelé.
Le financement de la santé en Afrique "doit prendre en compte également, l'utilisation rationnelle des infrastructures et des ressources matérielles dont disposent les pays du continent". "Dans certains pays d'Afrique, le taux d'occupation des hôpitaux est inférieur à 60%. Ce n'est pas normal", a-t-il estimé. "Mais cela ne devrait pas perdre de vue que le rôle de l'Afrique c'est d'améliorer son pouvoir de négociation vis-à-vis du reste du monde parce que les problèmes des Africains sont également des problèmes de la communauté internationale", a-t-il ajouté.


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