L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) s'est dite "surprise mais heureuse" de recevoir le prix Nobel de la paix vendredi. "La reconnaissance qu'apporte ce prix nous encouragera à poursuivre nos efforts sans relâche avec un engagement encore plus fort et une détermination encore plus grande", a déclaré le directeur général de l'OIAC, Ahmet Uzumcu, dans un communiqué. "J'espère vraiment que cette récompense, ainsi que la mission actuelle de l'OIAC en Syrie aux côtés des Nations unies contribueront à l'ensemble des efforts pour réaliser la paix dans ce pays", a-t-il ajouté. L'OIAC a été chargée par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, le 28 septembre, de superviser le démantèlement d'ici au 30 juin 2014 de l'arsenal chimique syrien. Les événements actuels en Syrie sont un "rappel tragique" du fait que beaucoup de travail "reste à faire", a poursuivi le directeur général, assurant : "Nos coeurs se tournent vers la population syrienne, qui a récemment été victime de l'horreur des armes chimiques. "Aujourd'hui nous participons à un travail qui vise à s'assurer qu'une telle atrocité ne se reproduise pas", a-t-il dit. Selon le chef de l'organisation, la destruction d'armes chimiques restera toujours un processus délicat et difficile. S'acquitter de cette tâche dans un pays embourbé dans un conflit violent, comme la Syrie, est encore beaucoup plus difficile. L'OIAC, basée à La Haye, a été instituée pour veiller à l'application de la Convention sur les armes chimiques, ratifiée ou soutenue par 189 Etats.