Le PDG du Groupe SIM Algérie, Abdelkader Taïeb Ezzraimi a déploré mardi soir qu' "aucune avancée tangible" n'a été constatée dans le partenariat entre les pays des deux rives de la Méditerranée dans le secteur de l'agriculture, et pour lequel l'Union pour la Méditerranée (UpM) s'était pourtant engagée. Intervenant lors du Salon international de l'agriculture (SIA) qui se tient dans la capitale française, le PDG du Groupe SIM a plaidé dans sa communication intitulée "Produire ensemble en Méditerranée" en faveur d'un "partenariat équilibrés" entre le Nord et le Sud de la Méditerranée permettant aux pays du Sud de sortir de leur "position subalterne", et donner à leurs entreprises la possibilité de pouvoir s'implanter et se développer en Europe. Evoquant le cas de l'Algérie et citant particulièrement le secteur de l'agroalimentaire, Abdelkader Taïeb Ezzraimi a jugé que toutes initiatives à prendre pour "Produire ensemble en Méditerranée" devaient cadrer avec les objectifs des différents programmes de renouveau agricole et rural pensé par l'Algérie pour améliorer sa souveraineté alimentaire, en développant la production en volume et en qualité. Il a dans ce cadre cité une série de perspectives à prévoir dans ce sens dont le programme d'intensification céréalière, de la production de la pomme de terre, de la tomate industrielle, et le développement de la production nationale de lait cru. Le PDG de SIM, a indiqué ainsi que la céréaliculture en Algérie est entièrement conduite en système pluvial et demeure de ce fait dépendante des conditions agro-climatiques menaçant ainsi la production céréalières et par conséquent la sécurité alimentaire nationale. Il a estimé alors qu'afin de sécuriser la production quelles que soient les conditions climatiques, le recours à la céréaliculture irriguée pour sécuriser un niveau stratégique de production est "nécessaire", parallèlement à l'amélioration des performances techniques, soulignant qu'il s'agit là d'un axe sur lequel un partenariat stratégique" devait s'articuler. Le PDG de SIM Algérie a indiqué alors qu'à l'horizon 2025, la demande de tous blés confondus, pour une population nationale estimée à 46 millions d'habitants, devrait atteindre 8,16 millions de tonnes dont 3,38 millions de tonnes de blé dur et 4,78 millions de tonnes de blé tendre. La production moyenne entre 2000 et 2012 a été de 2 184 820 tonnes avec une forte tendance à la hausse (+13%/an) depuis 2008, a-t-il également indiqué, relevant que ce sont là des résultats "probants des efforts consentis par les pouvoirs publics en direction de la filière, mais qui restent cependant insuffisants". Abdelkader Taïeb Ezzraimi a dans ce contexte plaidé en faveur d'une série de mesure à prendre dans le cadre d'un partenariat en mesure de développer le poids de l'offre locale. Parmi ces mesures, il a cité l'accroissement des superficies dédiées à la culture du blé tendre, ainsi que le rendement concernant cette filière, ajoutant qu'il en est de même que pour le blé dur. Il a également proposé dans le cadre de ce partenariat, l'introduction de variétés mieux adaptées aux différentes zones agro-climatiques, la modernisation des équipements agricoles et le renforcement des capacités de production de semences. LE PDG du Groupe SIM Algérie, fait partie de la délégation qui accompagne le ministre de l'agriculture et du développement rural Abdelwahab Nouri qui effectue une visite de travail de deux jours en France à l'invitation de son homologue français Stéphane Le Foll et à la faveur de laquelle il a visité le Salon international de l'agriculture (SIA).