Un nouveau plan de formation régional pour la période (2019-2022), soit le 4e consécutif, vient d'être élaboré et validé, jeudi à Oran, par les représentants des pays membres de la Commission de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale de l'Afrique (CLCPRO). Ce nouveau plan de formation (PFR IV), élaboré au cours de l'atelier régional, organisé du 4 au 7 février courant par la CLCPRO basée à Alger, a été validé, au terme des travaux, par les représentants de la majorité des pays membres de la dite commission, à savoir l'Algérie, le Burkina Faso, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad et la Tunisie. La Libye, pays membre de la CLCPRO, n'a pas été représentée lors de cette rencontre, a-t-on noté. Les participants à l'atelier ont arrêté un programme de 20 sessions de formation régionale qui seront tenues dans les pays membres de la commission durant les quatre (04) années à venir. Ces formations seront encadrées par la CLCPRO au profit de 200 futurs maîtres formateurs dans le domaine de la lutte antiacridienne. D'autres sessions nationales de formation, au nombre de 191, sont programmées également dans le cadre du même plan, dont les structures nationales des pays membres se chargeront de leur exécution. Les formations en question sont axées sur plusieurs sujets liés à la lutte antiacridienne, comme les processus, méthodes et utilisations des pesticides, les techniques de pulvérisation et l'évaluation de l'impact des pesticides sur les aspects environnementaux et sanitaires. L'élaboration du plan, issu d'un riche débat entre les participants au cours de cet atelier, a permis d'identifier les besoins en formation de chaque pays membre de la commission, en prenant en compte, notamment, de la nature et de la spécificité de leurs zones respectives, a souligné à l'APS, le secrétaire exécutif de la CLCPRO, Mohamed Lemine Hamouny, à l'issue de la cérémonie de clôture de cet atelier. D'autres dispositions technico-financières, ayant trait à l'exécution de ce nouveau plan, seront discutées ultérieurement par les pays membres, a-t-il ajouté, estimant, par la même occasion, que "l'appui, accordé par l'Algérie, nous a permis de tenir cet atelier dans de bonnes conditions et avec succès". Au niveau des structures nationales, les formations vont permettre aux ingénieurs et techniciens bénéficiaires, chargés des programmes opérationnels de la lutte antiacridienne de se doter des connaissances nouvelles et pratiques sur ce domaine. Ces sessions seront réparties aux formations d'initiation et de recyclage. Pour rappel, trois plans de formation régionaux ont ainsi été élaborés et exécutés auparavant, par la commission, à savoir, 2007-2009 (PFR I), celui de 2011-2014 (PFR II) et de 2015-2018 (PFR III).