Un intérêt particulier a été accordé à la poésie populaire, "melhoun", lors de la 5e édition du Festival culturel national de la chanson chaâbie, qui a été clôturé mardi soir au Théâtre national Mahieddine Bachtarzi. "Nous avons introduit cette année la déclamation de textes poétiques dans le programme de chaque soirée où les candidats finalistes passent sur scène", a indiqué Abdelkader Bendameche, commissaire du festival, ajoutant qu'à la fin de chaque concert des textes de la poésie déclamée par un poète invité sont distribués au public. "La poésie populaire a été aussi l'un des thèmes retenus dans le programme des conférences données au profit des interprètes finalistes et des musiciens de l'orchestre qui les accompagne", a relevé le commissaire, précisant que, comme lors des précédentes éditions, les textes des chansons interprétées par les candidats sont repris, complétés, corrigés et édités sous forme de recueil. "Par cette action, nous essayons de sauver de l'oubli ces très belles qacidate du patrimoine", a confié M. Bendameche, expliquant que le "melhoun" est "la pierre angulaire" de la chanson chaâbie. "A l'origine, le chaâbi consistait en la déclamation de la qacida", a conclu le commissaire du festival, mettant ainsi en exergue la valeur du texte dans la chanson chaâbie.