Ghaza: le bilan de l'agression génocidaire sioniste s'alourdit à 50523 martyrs et 114776 blessés    Le président mauritanien reçoit l'envoyé personnel du SG de l'ONU pour le Sahara occidental    Classement Fifa: l'Algérie 36e mondial, gagne une place    MDN: saisie de 41 kg de cocaïne à Adrar    L'Algérie dépose un dossier d'inscription de "l'art de l'ornementation avec des bijoux en argent émaillé de l'habit féminin de la Kabylie" auprès de l'UNESCO    Plus jamais ça !    Adrar: projets de réalisation de chambres froides d'une capacité globale de 20.000 m3    Les sionistes français sont les seuls responsables de la résurgence de l'antisémitisme    Les opérations de recherche et de secours se poursuivent    Large adhésion des commerçants au programme de permanence au deuxième jour de l'Aïd El-Fitr    Pour les Algériens, rendez-vous mardi prochain en Afrique du Sud    Abdelli et Gouiri nominés pour l'édition 2025    Une récolte de plus de 120.000 quintaux d'arachides attendue cette saison    L'Aïd, une aubaine pour exceller dans la préparation de gâteaux traditionnels    Oum El-Bouaghi Un entrepôt de l'hôpital incendié    Ooredoo adresse ses vœux au peuple algérien à l'occasion de l'Aïd el-Fitr    Avec ses importants gisements gaziers, la Mauritanie, par une bonne gouvernance, pourrait devenir le Koweït de l'Afrique du Nord    «Le couscous, racines et couleurs d'Algérie»    Le recteur de la Mosquée de Paris agit-il en tant qu'émissaire à Alger pour libérer l'agent Sansal ?    Coupe de la Confédération: le CSC et l'USMA se neutralisent (1-1)    France: ouverture d'une enquête sur les "propos" proférés contre les magistrats qui ont jugé Marine Le Pen    Tennis/Tournoi M15 Monastir: l'Algérien Samir Hamza Reguig qualifié au 2e tour    ANCA: les commerçants appelés à reprendre l'activité après le congé de l'Aïd    Hidaoui prend part au Sommet de la jeunesse africaine à Addis-Abeba    PME: l'AIF vulgarise le capital-investissement via les banques et les chambres de commerce    Saïd Chanegriha préside la cérémonie de présentation des vœux à l'occasion de l'Aïd el-Fitr    Ghaza: le bilan de l'agression génocidaire sioniste s'alourdit à 50.423 martyrs    ANP: reddition d'un terroriste et arrestation de 5 éléments de soutien aux groupes terroristes en une semaine    Chargés par le président de la République, Saihi et Rebiga participent au 3e Sommet mondial sur le handicap    Festival de fantasia de Bordj Benazzouz: les cavaliers offrent un spectacle haut en couleurs lors de la 4e édition    Séisme de 3,1 à Mihoub, dans la wilaya de Médéa    Football : Suède – Algérie en amical début juin à Stockholm    La bataille de Djebel Béchar, un acte d'une grande portée historique    Le TNA rend hommage à plusieurs figures du théâtre algérien    «La Présidente de la Tanzanie se félicite des relations excellentes unissant les deux pays»    « Préservons les valeurs de tolérance et de fraternité »        L'Algérie happée par le maelström malien    Un jour ou l'autre.    En Algérie, la Cour constitutionnelle double, sans convaincre, le nombre de votants à la présidentielle    Algérie : l'inquiétant fossé entre le régime et la population    Tunisie. Une élection sans opposition pour Kaïs Saïed    BOUSBAA بوصبع : VICTIME OU COUPABLE ?    Des casernes au parlement : Naviguer les difficiles chemins de la gouvernance civile en Algérie    Les larmes de Imane    Algérie assoiffée : Une nation riche en pétrole, perdue dans le désert de ses priorités    Prise de Position : Solidarité avec l'entraîneur Belmadi malgré l'échec    Suite à la rumeur faisant état de 5 décès pour manque d'oxygène: L'EHU dément et installe une cellule de crise    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les zones humides algériennes dans la convention Ramsar
Publié dans El Watan le 26 - 10 - 2018

La convention Ramsar ne protège pas, elle oblige les autorités à prendre des mesures de conservation selon le principe de l'utilisation rationnelle.
L'Algérie compte environ 1500 zones humides, 1000 naturelles et 500 artificielles (barrages et autres retenues). Ce nombre a été élevé récemment à 2300, mais l'inventaire est approximatif et imprécis. Il reste en effet à parfaire les critères d'inventaires car une zone humide ce n'est pas uniquement la présence de l'eau.
A ce jour l'Algérie a inscrit sur la « Liste Ramsar » 50 sites qui couvrent près de 3 millions d'hectares. Les zones humides algériennes se distinguent par une étonnante diversité dont certaines sont d'une indéniable originalité. Avec ces classements, la communauté internationale a pu découvrir des zones humides d'un genre exceptionnel comme les oasis ou encore les «gueltas», ces résurgences miraculeuses d'eaux souterraines, blotties dans le sein des massifs sahariens, dans la région la plus aride de la planète.
L'Algérie a adhéré à la Convention Ramsar en 1983 en inscrivant des deux premiers sites : le lac Oubeïra et le lac Tonga qui sont également des zones intégrales du Parc national d'El Kala, dans la wilaya d'El Tarf à l'extrême nord-est du pays. Il faut cependant souligner que, contrairement à l'idée répandue, l'inscription d'un site sur la liste Ramsar ne lui confère aucun statut de protection.
En revanche, elle impose aux autorités centrales et locales qui ont l'ont soumis à l'inscription de prendre un ensemble de dispositions juridiques, administratives et techniques à la mesure de la reconnaissance de l'importance internationale de ses valeurs biologiques, économiques et culturelles.
La convention de Ramsar préconise dans ce sens l'élaboration de plans de gestion pour chaque site en vue de l'utilisation rationnelle de ses ressources hydriques, animales, végétales et également esthétiques. Si, chez nous, quelques plans de ce type ont vu le jour, il faut malheureusement déplorer qu'ils ne soient pas appliqués et qu'ils sont restés dans les tiroirs.
A chaque session des COP de Ramsar, les pays fournissent des rapports auto-évaluateurs sur la situation de leurs zones humides. Celui de l'Algérie indique que le pays s'est doté d'«une stratégie nationale de gestion écosystémique des zones humides avec une nouvelle approche participative avec tous les secteurs». Ce serait la panacée comme l'ont été les plans de gestion recommandés par Ramsar, lorsqu'ils étaient en vogue, il y a quelques années. Ils dorment dans les tiroirs. Ils avaient en effet coïncidé avec la manne financière des années 2000.
Contrairement à ce que l'on veut faire croire, ce n'est pas la réduction des budgets qui est en cause. Les zones humides, comme du reste tout ce qui touche à la protection de la nature et de l'environnement, ne sont pas passées au rang de préoccupations majeures autant pour les gouvernants et décideurs que pour la société.
L'improvisation est devenue la marque de fabrique du développement, de l'aménagement du territoire et de l'occupation des sols. Elle a laissé le champ libre à l'urbanisation effrénée et à une gestion catastrophique des déchets et des eaux usées qui ont fait des belles et riches zones humides de véritables cloaques. Dans les aires protégées, où on est censé être plus vigilants, ce sont les lubies des décideurs qui font craindre le pire.
A chaque crise financière, on se souvient subitement qu'avec notre beau pays et à l'image des pays voisins, c'est le tourisme qui va nous sauver. Alors, pour attirer les investisseurs ou ce qui est considéré comme tel, les pouvoirs publics, instrumentalisant la loi, font de larges concessions quitte à laisser s'implanter dans les réserves classées les plus farfelus des projets.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.