Le monument, haut de plus de trois mètres, sera la première réalisation du genre à être dédiée au poète à travers le pays. Un signe de réappropriation et de reconnaissance à l'égard d'un repère de la culture algérienne, immortalisé par la verve de ses vers transmis de génération en génération dans toutes les chaumières de Kabylie, mais dont l'aura reste jusque-là confinée dans le territoire de la légende. Le programme d'activité concocté par l'ECA est aussi riche que varié. Un concours de poésie, auquel participeront des poètes de plusieurs wilayas du pays, aura pour objectif la promotion de cet art et la création d'un cercle de poètes de la Soummam qui ne manquera pas de leur assurer un meilleur cadre d'échange. Outre l'exposition d'objets traditionnels, de peintures, de sculptures, de tapis et de bijoux par les associations et artistes participants, il sera également question de la vente dédicace de livres, dont Les fables de La Fontaine, traduit en tamazight par Messouci Boualem, Assirem Yessaramène de Malek Houd, L'aube vierge de Koudache Lynda et Si L'bachir Amellah de Kamel Bouamara. Ce dernier, enseignant à l'université de Béjaïa, accompagné de Younès Aïdli, auteur du livre Si Mohand U Mhand et Rachid Mokhtari, journaliste-écrivain, animeront à la salle de délibération de l'APC d'Akbou des conférences-débats autour de la biographie et de l'œuvre du poète errant. Des films, dont L'insoumis, récemment réalisé par Rachid Ben Allal et retraçant la vie de l'aède, y seront également projetés. Les artistes peintres de la région ne seront pas en reste, puisqu'ils prendront en charge la réalisation d'une fresque murale, alors que les chanteurs professionnels animeront pour leur part le gala de clôture de cette rencontre à l'issue de laquelle plusieurs prix seront discernés.