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Commune de Maâtkas : Arkouv, une bourgade oubliée
Publié dans El Watan le 25 - 03 - 2009

Si sous d'autres cieux, le problème du réseau routier n'est qu'un souvenir lointain, à Maâtkas, il y a encore des villageois qui en souffrent terriblement.
Les habitants d'Arkouv, un hameau relevant du village Aït Ifrek, à quelques encablures seulement de Lekhmis, chef-lieu de la commune, ne cessent de subir un quotidien plein d'aléas. Et pour cause, cette bourgade est totalement inaccessible. « C'est la misère d'autant plus que surtout durant la saison hivernale, la situation devient catastrophique. Ce petit sentier que vous voyez, sera carrément envahi par la boue. Cela, bien sûr, sans parler des éboulements qui nous obligent à contourner parfois les champs pour y sortir », nous dit Ali, un jeune qui nous a fait part, en détail, du calvaire que vivent les citoyens de ce bout de terre éparpillé au milieu des oliveraies. Il n'y a ni route, ni piste pour désenclaver un tant soit peu cette bourgade. Et pour y accéder, le citoyen doit emprunter un sentier sinueux qui devient un véritable champ de labour dans la période hivernale. Pour l'anecdote, notre interlocuteur nous dira : « Il y a quelques années, on a dû déblayer le passage pour nous permettre d'aller ramener la mariée à l'occasion d'une fête de mariage. Mais, une fois arrivés à la maison de la mariée, on nous appelle pour revenir refaire la même chose car, avec la pluie, il a y eu de nouveau un autre éboulement au niveau du même lieu. C'est infernal », nous raconte-t-il. Habiter Arkouv n'est pas facile car, les conditions de vies sont rudes, notamment lors des fortes chutes de pluies. Les malades subissent le calvaire puisqu'aucun véhicule ne peut pénétrer à l'intérieur de ce hameau. « On avait, un moment donné, un malade qui nécessitait régulièrement des soins à l'hôpital, a dû élire domicile chez des parents à l'extérieur du village pour lui permettre de se déplacer à l'hôpital pendant toute la période de sa convalescence », enchaîne un autre jeune de la même localité.
Le transport à dos de mulet
En somme, à Arkouv, c'est le bout du monde si l'on se réfère, d'ailleurs, aux conditions lamentables, où vivent ces citoyens qui n'attendent que des jours meilleurs pour sortir de l'engourdissement. En parcourant l'unique sentier desservant ce hameau, tout visiteur sera inlassablement saisi par l'état des pylônes de l'éclairage public en nette dégradation en raison des affaissements du terrain çà et là, dans les quatre coins de la localité. Des citoyens font continuellement des mains et des pieds pour acheminer les matériaux de construction lorsqu'il s'agit de bâtir ou bien d'élargir leurs maisons. Mais, l'on a constaté du visu que les citoyens d'Arkouv bravent, par la force des choses et absence de route oblige, tous les aléas de la nature pour construire leurs « gîtes ». Ainsi, à l'ère de la technologie de pointe, le transport à dos de mulet est toujours d'actualité dans cette bourgade laissée-pour-compte. « C'est vraiment pénible pour nous qui avons construit nos maisons dans ce hameau implanté près de l'oued. Un jour, on risque de se faire emporter par les eaux, car chez nous, l'hiver est rude à tel point où nous restons, parfois, plus d'une semaine à l'intérieur de nos maisons, isolés du reste de la planète », déplore une vieille ridée et voûtée à peine capable de marcher. « Pour nous, rien n'a changé depuis l'indépendance, puisque nous subissons toujours un quotidien plein d'aléas. On réclame nos droits. Car, depuis des lustres rien n'a été fait des pouvoirs publics. Ces derniers nous avancent souvent des promesses qui partent en l'air. A quand le bout du tunnel dans cette région oubliée », s'est-elle interrogée avant de préciser que les services concernés allaient ouvrir une piste vers ce hameau, mais le projet bute à des problèmes d'opposition. Depuis, la situation demeure toujours en l'état. Les riverains ne cessent, disent-ils, de remettre continuellement aux autorités locales et particulièrement les services de l'APC leurs requêtes au sujet d'une éventuelle issue à leur galère.
Requêtes sans lendemain
L'APW de Tizi Ouzou a été également saisie du dossier. Hélas, toutes les doléances des citoyens de cette bourgade sont restées, jusque-là, lettre morte. Et pour justement prendre l'avis de l'APC au sujet de la situation que traversent les habitants d'Arkouv, nous sommes allés voir le maire de Maâtkas. Ce dernier était absent. Son 1er adjoint nous a expliqué « qu'effectivement le problème est épineux pour ce qui concerne le désenclavement de cet hameau. Il y a une question d'opposition des riverains, dont les propriétés longent le tracé de la piste qu'on allait ouvrir vers Arkouv. Mais, je m'engage à procéder à l'ouverture de cette route si, demain, les opposants à ce projet font une liste de signataires, déclarant qu'ils lèvent cette contrainte », nous dira Mohamed Mokhtari. Selon le même responsable, l'APC « ne cesse de faire toutes les démarches possibles pour désenclaver ces villageois ». Toutefois, le problème semble dépasser les prérogatives de la municipalité. Par ailleurs, notons que la commune de Maâtkas qui renferme en son sein plus de 60 villages et hameaux n'arrive point à décoller, même au moment où les décideurs évoquent toujours avec insistance la relance économique. Cette division territoriale de 32 000 âmes « n'est pas encore sortie de l'auberge ». « Que voulez-vous qu'on fasse avec une enveloppe de 2,5 milliards de centimes dans le cadre des PCD. Il y a des insuffisances énormes dans plusieurs domaines. A titre d'exemple, 75% des villages de la commune ne sont pas reliés au réseau d'assainissement. Aussi, la quasi-totalité des routes desservant les villages ne sont pas bitumées. Cela sans parler des programmes d'aide à l'habitat rural qui sont insignifiants par rapport au nombre de demandeurs. Nous avons 1200 demandes qui ont été confirmées par la CNL, alors que dans le quinquennat écoulé, nous avons eu seulement 318 unités », a précisé, de son côté, M. Slimi, délégué spécial au niveau de l'APC, qui ajoute que dans le volet jeunesse et sport, c'est le vide béant d'autant plus que la localité ne dispose, en dehors d'une maison de jeunes au niveau du chef-lieu, d'aucune autre infrastructure susceptible d'accueillir la classe juvénile. Il n'y a ni stade communal, ni centre culturel pour une région qui regorge des talents.


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