La Ligue nationale de football (LNF) devrait s'inspirer de l'exemple du Zamalek pour ne plus s'aventurer sur le terrain du report à tout-va des rencontres de championnat. En effet, ce week-end, l'Union arabe de football (UAF) a sollicité (et obtenu) l'accord du MC Alger pour avancer de vingt-quatre heures le coup d'envoi de la rencontre MC Alger-Zamalek comptant pour la sixième et dernière journée des éliminatoires de la Ligue des champions (groupe A). La doléance du club égyptien est motivée par la raison suivante : le 5 mars, le Zamalek doit affronter Tusker (Kenya) pour le compte de la Ligue africaine des champions. Afin de permettre à leurs joueurs de bénéficier d'un jour de récupération de plus, les dirigeants égyptiens ont demandé à l'UAF d'avancer d'un jour - le 2 mars - au lieu du 3, la date du match contre le MCA. Donc, le Zamalek disputera deux matches internationaux officiels en quatre jours et, qui plus est, à l'extérieur. C'est-à-dire que les joueurs prendront l'avion pour rejoindre Alger, jouer contre le MC Alger, et rallier ensuite Nairobi pour chausser les crampons une seconde fois, le tout exécuté en quatre jours. Un tel scénario n'a aucune chance de se produire chez nous pour des matches du championnat local. Les polémiques qui entourent souvent le choix des dates de certains rendez-vous nous renseignent parfaitement sur la mentalité qui prévaut chez nous. Jouer deux matches en une semaine n'est pas une corvée pour un effectif de trente joueurs et des footballeurs qualifiés pompeusement de non amateurs, c'est-à-dire professionnels.