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L'Université algérienne est victime d'une politique de destruction massive
Publié dans El Watan le 30 - 04 - 2014

-Dans la conjoncture actuelle que traverse le pays, quel est, selon vous, le degré de conscience politique chez les enseignants universitaires d'abord, et chez les étudiants ensuite ?
Je pense que l'élection du 17 avril a clairement démontré que nous vivons une profonde crise de la société civile. Une société transformée en de vulgaires regroupements de populations. L'Université a été détruite. Elle n'est, aujourd'hui, qu'un grand centre administratif accueillant des incapables de travailler, qu'on fait tout pour les rendre incapables de penser, du fait d'une formation médiocre qui n'a fait que les abêtir. L'administration, elle, est désignée par des organes de sécurité haut placés, faisant fi de l'aptitude scientifique et même de la déontologie. La médiocrité, l'exclusion, le despotisme et l'affiliation aveugle à ceux qui détiennent le pouvoir sont les seules conditions requises, comme s'ils étaient employés dans l'administration coloniale. L'Université est aujourd'hui le dernier endroit où l'on pourrait penser librement. Elle est victime d'une politique de destruction massive.
-Comment expliquez-vous le peu d'engagement de la communauté universitaire dans la vie politique du pays ?
De nombreux facteurs ont transformé l'Université en «une maison de correction» avec la façade et le sceau du savoir. Quand les responsables de l'Université seront désignés selon des critères scientifiques, les étudiants réussiront suite à un travail d'éducation et d'instruction de choix, la mise en place d'une politique planifiant pour un projet de société civile et non un projet d'une famille royale puisant son pouvoir dans le fric et l'armée, usant et abusant de la violence et de la répression organisées dans un pays, où la seule économie est celle des «baltaguia», s'appuyant sur une armada de médias versant dans la basse publicité, puisque des projets détruisant l'économie nationale sont qualifiés de projets du siècle pour le développement et l'investissement ; une fois seulement que ces conditions seront réunies, la conscience pourra alors se libérer des chaînes de la peur.
Manipuler le peuple en général et l'élite en particulier en usant du régionalisme, de l'instrumentalisation de la religion et de l'intimidation, poussant les masses à vivre dans la psychose d'une guerre civile sont à même de réduire à néant la minorité consciente, au moment où on a acheté le silence de la majorité à coups d'avantages, faisant de la communauté universitaire une couche d'employés se mouvant dans un vide d'appartenance : pas de culture, pas de savoir, pas de position !
-Justement, quelle lecture faites-vous du bilan des trois mandats de Bouteflika concernant l'enseignement supérieur et la recherche scientifique ?
Les diplômes sont à la portée de tout le monde, et l'université est devenue l'administration de destruction des cerveaux par excellence. C'est très grave ce qui s'est passé en Algérie durant les 15 dernières années. Le mal qui a gangrené tous les niveaux s'est répercuté cruellement sur l'université. Des lois ont été faites par l'Etat pour amnistier et réhabiliter des criminels, tuant toute justice et tout espoir en l'avenir, nous plongeant dans un Etat de non-droit justifiant le crime, alors qu'on liquide impunément ceux qui élèvent une voix opposante. Pendant ces 15 années, où sont passés le Parlement, les ministères, les instituts, les association…? Des institutions fantoches fonctionnant au gré d'ordres militaires, sous de fallacieuses raisons sécuritaires. La gestion de l'Université a été confiée aux pires larbins, programmés à obéir, plier l'échine et réprimer.
-Et pour ce qui est du devenir de l'Université algérienne à l'ombre d'un quatrième mandat et d'un régime politique qui perdure…
Vous attendez-vous à un miracle maintenant ? Ou peut-être pendant les cinq prochaines années ? Ou même après 50 ans ? Des plans diaboliques à l'ombre d'un régime misérable ont tué toute initiative pour le changement, détruisant les fondations mêmes de la société. Si on ne libère pas l'Université otage de la politique, c'est toute la société qui payera un lourd tribut à l'avenir.


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