Seule inconnue, l'ordre de l'attribution, Paris et Los Angeles, seuls candidates, faisant officiellement campagne uniquement pour 2024. Aujourd'hui, après avoir reçu les conclusions d'un groupe de travail, la commission exécutive du CIO devrait se prononcer en faveur d'un double vote le 13 septembre prochain à Lima. La recommandation sera ensuite soumise à la centaine de membres du CIO réunis en session extraordinaire en juillet à Lausanne. Thomas Bach, chef du mouvement olympique, qui déplore qu'il y ait «trop de perdants» durant la phase de candidature, souhaite ainsi sanctuariser les dossiers de Paris et Los Angeles, en leur garantissant l'une des deux éditions 2024 ou 2028. Dans ce jeu de dupes, Paris comme Los Angeles continuent donc à se positionner uniquement pour 2024, même si, pour beaucoup d'observateurs, le scénario de JO en 2024 à Paris et en 2028 à Los Angeles semble se dessiner. Los Angeles «Los Angeles apporterait le plus au mouvement olympique en 2024, pourquoi attendre 2028 ?», renchérit le maire démocrate de Los Angeles, Eric Garcetti. Le projet californien sera financé par des investisseurs privés (5,3 milliards USD), il est très dépendant de la conjoncture économique américaine. Rien ne dit que, si LA devait attendre quelques années de plus, les partenaires privés seraient aussi nombreux et généreux. Le projet est par ailleurs conçu uniquement pour 2024, notamment les plans pour les infrastructures temporaires. Seule 2024 L'édition du centenaire: «Ce n'est pas une tactique de mettre en avant le centenaire (des JO 1924 à Paris). Cela fait partie des atouts classiques comme le fait qu'on présente une 4e candidature et le fait que l'on est un partenaire qui accueille régulièrement des événements avec succès. Si, aujourd'hui, la dynamique s'arrête parce qu'on n'a pas eu les JO 2024, ce sera très compliqué de la retrouver. On sait que les interlocuteurs ne seront plus là pour 2028», précise le même interlocuteur.