«En dépit des promesses non tenues du gouvernement de mettre en place un cadre légal pour l'accueil des réfugiés et de prendre en charge le problème, les migrants continuent à être des victimes de toutes les discriminations et persécutions : racisme, haine, exploitation et tous genres de trafics humains, et ce, malgré les appels incessants et le plaidoyer de la LADDH et de la société civile algérienne pour la mise en place d'un cadre légal, d'une loi et des mécanismes de protection et d'accueil des réfugiés et de migrants conformément au standard international des droits humains et des engagements de l'Algérie en matière de droit d'asile et de protection des réfugiés». C'est le constat que fait la LADDH à l'occasion de la Journée internationale des migrants. La ligue considère que les rapatriements ne sont que des «opérations d'expulsion massives et forcées», considérant qu'elles «sont en flagrante contradiction avec le droit et les traditions du pays, d'autant que l'Algérie à une dette envers son voisinage». Suggérant que «le rapatriement doit être individuel, consenti et au cas par cas avec une garantie de recours et d'accès au droit, alors que ce même droit n'existe pas encore», la LADDH interpelle le gouvernement Ouyahia à œuvrer à la protection des migrants et au respect des droits humains et de la dignité humaine». En attendant cette décision politique, les migrants de Béjaïa continuent de solliciter la charité des habitants habitués au mot quémandeur de «sadaka».