Nazim Baya, fondateur du site «El Manchar» qui est aussi pharmacien spécialiste, mène une bataille sans relâche depuis trois mois pour la création d'une section syndicale au sein de son entreprise pharmaceutique. Aujourd'hui, il lance un coup de gueule. Le 25 novembre dernier, une lettre a été déposée à l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), conformément à la procédure. «La demande doit être déposée à l'UGTA avec un minimum de 20% de signatures des employés. Nous avions recueilli plus de 20%», explique Nazim Baya. Aujourd'hui, il vient encore une fois faire valoir avec détermination sont droit constitutionnel. Mais, suite à son engagement dans la lutte syndicale, il est écarté de ses fonctions. «Je préfère préciser que je me roule les pouces», ajoute Nazim Baya. Mais ce n'est pas tout : les employés sont exclus des organes de participation de l'entreprise et il n'y a pas de délégué du personnel élu. De plus, «avec l'arrivée du nouveau directeur, on assiste à un départ massif des employés. Des caméras de surveillance donnant sur les salles de travail et même en direction des sanitaires ont été installées pour dieu sait quelle raison», explique-t-il. Depuis cette fameuse demande d'organisation d'une section syndicale, les employés subissent des pressions de la part de l'entreprise. «Nous voulons une nouvelle date et une section syndicale, c'est un droit constitutionnel», rapporte Nazim Baya. Pourtant, la Constitution algérienne reconnaît dans son article 70 le droit syndical à tous ses citoyens, mais Nazim Baya n'est pas surpris. Il sait bien que ce type de procédure prend du temps et est malheureusement très éprouvante. Toutefois, il est bien déterminé «à ne pas baisser les bras».