Considérant que la grève de la section CNES de l'USTO était illégale, le recteur de cette université a porté plainte et l'affaire devait passer hier en référé à la chambre administrative du tribunal d'Oran. Elle a finalement été reportée pour aujourd'hui à la demande de l'avocat de ce syndicat autonome, qui entamait hier son troisième et dernier jour de grève, entamée samedi dernier. Comme prévu, un regroupement a été organisé, hier, devant la tour administrative et une assemblée générale a été organisée. Selon M. Mekkaoui, secrétaire général de la section, « plus de 50% de nos adhérents ont voté en faveur de la grève et un préavis pour le boycott des examens (à partir du 28 mai, ndlr) sera déposé incessamment. » Dans un communiqué rendu public hier, les grévistes dénoncent la désignation, au lieu des élections (...), des représentants des enseignants au conseil d'administration, la situation de la gestion des dossiers des carrières, la persistance du problème du logement ainsi que le paiement des heures supplémentaires. Avec cette affaire, un véritable bras de fer semble avoir été engagé pour de bon entre le CNES et le recteur qu'on cite à chaque fois en tant que tel dans tous les communiqués de contestation. Ce dernier s'est défendu d'avoir outrepassé le règlement en ce qui concerne la participation des enseignants au conseil d'administration. Pour le logement, il considère que cet aspect ne relevait pas de ses prérogatives et que, par ailleurs, la gestion des carrières est régie par des textes clairs qui sont appliqués.