Le squat effréné des trottoirs et chaussées fait manifestement des émules du côté de la commune de Grarem Gouga. Sauf, que pour cette dernière localité, il s'agit purement et simplement d'extensions illicites destinées à la construction de garages et à l'aménagement de jardins. Et pour cause, le phénomène, dénoncé par quelques habitants, est en train de faire tache d'huile au niveau de l'extension du lotissement 78 de ladite municipalité. Des citoyens avec qui nous avons pris langue, affirment que «les autorités locales sont au courant de ces dépassements, mais font preuve de laxisme à l'égard du fléau afin de ne pas écorcher la susceptibilité des contrevenants, pourtant coupables de violation flagrante des lois en vigueur». Selon le P/APC, «les espaces grignotés sont censés effectivement être des parkings, conformément au plan de masse», et que «le problème est pris en charge et sera réglé incessamment». L'argument s'inscrit cependant en porte-à-faux avec la réalité du terrain et les constatations que nous avons effectuées. La preuve étant, qu'au niveau du lotissement récemment visité, nous avons relevé que certains citoyens ont déjà fait main basse sur lesdites aires de stationnement, érigeant qui, un garage ou un local, qui, un jardin, etc., alors qu'aucune action de démolition de ces extensions illicites n'est engagée à l'heure qu'il est. Pis encore, un squatteur s'est même permis le luxe de bâtir une enceinte murale en dur dans une rue logeant l'école primaire Boulhissa Rabah. «Un dossier accablant, dénonçant cet état de fait, est en voie de constitution et sera transmis dans les prochains jours au wali et aux autorités centrales, si aucune initiative d'expropriation n'est lancée à l'encontre des squatteurs», ont averti nos interlocuteurs.