En dépit de la dotation des hôpitaux de la wilaya d'incinérateurs, le citoyen se plaint toujours de la présence de déchets médicaux dans les bacs destinés à la collecte des ordures ménagères. Bien que le centre d'enfouissement technique (CET) de Oued Djemaâ a été mis en service et les différents établissements publics hospitaliers (EPH) de la wilaya ont été dotés d'incinérateurs, le citoyen se plaint toujours de la présence des déchets médicaux dans les bancs destinés à la collecte des ordures ménagères. «Tout y est : du solide au liquide ! L'on trouve des seringues, des flacons, des compresses, des objets tranchants, constituant un facteur à haut risque pour la santé publique», ont tenu à nous souligner les citoyens non sans manifester leur inquiétude devant cette situation. «À tout contact avec ces matières ou à toute inhalation d'un gaz émanant de l'évolution chimique des systèmes l'on peut contracter une maladie transmissible», souligne-t-on. Décharges publiques «Une compresse au contact de l'air est en mesure de générer une maladie», ajoute-t-on. Si les opérateurs du secteur privé sont accusés dans cette situation, les EPSP, les centres de soin et les polycliniques ne sont pas, quant à eux, épargnés. Le sujet nécessite une réelle réflexion et les instances concernées sont appelées à se manifester pour remédier à la situation même au niveau des décharges publiques «où se dégagent quotidiennement d'importantes quantités de fumées alourdies sans doute par des gaz non souvent innocents», devait nous déclarer un citoyen. «Il y a un CET, il ya des incinérateurs alors qu'on trouve un moyen plus hygiénique et plus sécurisé pour détruire ces déchets menaçants», conclut-on.