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Les sociétés immobiles sont dépassées par l'histoire
Publié dans El Watan le 08 - 12 - 2005

Dans Culture et dépendances, sur France 3, Franz Olivier Giesbert a raccordé le centenaire de la loi sur la laïcité, commémoré en France, aux événements survenus en France à travers ce qui s'apparente à un soulèvement des banlieues.
Aux moments les plus forts de la crise, le terme d'Intifadha avait même été utilisé avec toute les connotations qui peuvent lui être attribuées. Si le conflit dans les banlieues paraît s'être apaisé, il n'en suscite pas moins, encore, des retombées, car les questionnements sur l'avenir d'un tel dossier restent ouverts et c'est ce que suggèrent des émissions comme celle de Giesbert ou de Serge Mati qui, dans Ripostes, sur France 5, avait récemment invité le philosophe Alain Finkelkraut. Ce dernier, en rappelant ses origines polonaises, martèle que ce ne sont pas des Français d'ascendance européenne qui avaient brûlé les voitures dans les quartiers insurgés mais bien des Français issus de l'émigration africaine, arabe ou maghrébine. Des propos qui pourraient être jugés réducteurs mais qui n'en traduisent pas moins l'inquiétude d'une France européenne qui ne se résout pas encore l'évidence du melting-pot tel qu'il est pratiqué en Amérique. Les événements des banlieues désignent en fait deux types de repli, celui identitaire des Français de France et celui communautaire des Français essentiellement issus des anciens territoires colonisés. Il est manifeste qu'entre eux le ciment de l'histoire n'a pas solidifié un sentiment de partage entre citoyens d'un même pays. Cela explique la difficile insertion des Français issus de l'immigration dans les circuits de l'économie et du travail. Il y a d'ailleurs un grand paradoxe en cela, car cette résistance relève de peurs sans doute ataviques. Ce sont pourtant des jeunes issus de l'immigration qui font la grandeur de l'athlétisme et du football français. Pourquoi d'autres jeunes ne seraient-ils pas en mesure d'exercer des responsabilités dans d'autres institutions avec la possibilité de faire aussi bien que les sportifs ? Ce serait certainement un raisonnement à courte vue que d'entretenir comme le font les thèses de l'extrême droite la menace de voir la France ingérée par le flux des immigrés. La crainte est de voir de telles thèses conduire à d'autres dérives du type de la pureté de la race qui avait nourri le discours de tous les fascismes. Leur récurrence ne peut alors qu'inquiéter et les replis qu'elles entraînent ne sont jamais annonciateurs d'entreprises positives. C'est en cela que de nombreuses certitudes atteignent leurs limites et que de grands principes, même généreux, deviennent obsolètes. L'apparition dans le champ politique français de concepts tels que ceux de la discrimination positive ou de l'égalité des chances tend à un redéploiement et à une redéfinition des enjeux de citoyenneté. D'une certaine manière, c'est la pertinence du modèle français qui est battue en brèche par des nouvelles forces sociales que même les stratégies traditionnelles ne prenaient jamais en charge. C'est significativement à cet égard qu'il a été relevé l'inexistence de représentants des Français issus de l'immigration dans les assemblées élues. Une absence si criante que l'effet d'exclusion en est plus évident. C'est vrai aussi pour le paysage audiovisuel français, à telle enseigne que c'est le président français qui s'est publiquement positionné pour un changement. Il est manifeste, cependant, que les changements attendus, dans tous les cas de figure, ne se feront pas du jour au lendemain et ils ne seront pas forcément consentis, car c'est le combat contre les préjugés de toutes sortes qui est encore à mener ; accessoirement, c'est toute une quête humaniste qui, dans la foulée, est à réhabiliter. Au début des années 1970, il y avait eu les premiers signes de la poussée des banlieues et des cinéastes, tels que Ali Ghalem, avec L'autre France, Med Hondo - un peu plus tard - avec Les bicots nègres vos voisins, avaient déjà voulu témoigner de la fracture sociale. Ils annonçaient en quelque sorte que les sociétés ont beau aller vite, elles sont rattrapées par l'histoire. Faut-il être surpris que lorsque de telles sociétés font le choix de l'immobilisme, elles sont dépassées par les événements ?

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