Les conditions de vie des habitants de Aïn Makhlouf, relevant de la commune de Tachouda, n'ont jamais été des meilleures. La population affronte quotidiennement une route déplorable et cahoteuse pour sortir de son «guêpier». C'est le chemin reliant le village au chef-lieu de la commune, sur une distance de 8 km. Ainsi la route reliant le village à la RN 77, s'étendant sur une distance de 1 km, est sablonneuse, ce qui oblige les gens à faire le détour et à passer par le village de Aïn Soltane avant d'atterrir à leur patelin. S'ajoute à cela le manque d'eau potable. En dépit de la présence d'un forage, il reste toujours en mode off, à cause de l'absence de réseau de distribution. Pour se procurer ce liquide précieux, les habitants font appel aux citernes, pour les plus démunis, l'eau est amenée au moyen d'une charrette tirée par un âne. Cette situation les confine dans un mal-vivre quotidien. Le village manque d'une couverture sanitaire convenable. Malgré la présence d'une infrastructure plus ou moins acceptable, ses services restent limités. Celle-ci n'active que de 10h à midi, et en plus en l'absence de consultations et de vaccins pédiatriques; les patients sont contraints de se déplacer à Bir El Arche pour les premiers soins. Le transport (urbain et scolaire) fait défaut lui aussi à ce patelin situé à l'autre bout du monde. A part les bus assurant la ligne El Eulma-Aïn Soltane, aucun véhicule ne passe par la desserte.