Traduisant l'intérêt particulier accordé par l'Algérie aux personnes à besoins spécifiques, le Président Abdelmadjid Tebboune a chargé deux ministres, Abdelhak Saihi, ministre de la Santé, et Laïd Rebiga, ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, de participer au 3e Sommet mondial sur le handicap, qui s'est tenu à Berlin (Allemagne) les 2 et 3 avril.A cette occasion, Laïd Rebiga a présenté «les engagements de l'Algérie» dans la prise en charge des personnes à besoins spécifiques. Le ministre a mis en avant, à cet égard, «les progrès substantiels» réalisés par l'Algérie, sous la conduite du Président Tebboune, en vue de bâtir «une société inclusive» garantissant les droits des personnes à besoins spécifiques et leur pleine participation au sein de la société pour contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD)». Entre autres engagements de l'Algérie en matière de prise en charge de cette catégorie, le ministre a cité «l'élaboration d'une stratégie nationale sur le handicap par le secteur de la solidarité nationale, en collaboration avec le Conseil national des personnes à besoins spécifiques, à l'horizon 2027». Il a également rappelé «la dotation des établissements éducatifs spécialisés, placés sous la tutelle du ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, en personnel professionnel spécialisé et l'amélioration des systèmes de formation professionnelle pour faciliter l'intégration socio-professionnelle des personnes à besoins spécifiques, à travers l'ouverture de nouvelles spécialités adaptées et diversifiées dans le réseau des établissements de formation professionnelle à l'échelle nationale, en mettant l'accent sur les compétences recherchées sur le marché du travail». Lors de cette édition du Sommet mondial sur le handicap, sous la coprésidence de l'Allemagne, de la Jordanie et de l'International Disability Alliance (IDA), l'Algérie a présenté ses engagements aux côtés du Royaume-Uni, du Pakistan, de l'Australie, de l'Unicef et d'autres organisations. Pour l'Algérie, l'accent est mis sur les mécanismes modernes et les dispositions juridiques permettant aux personnes à besoins spécifiques de jouir et de bénéficier de tous les droits et facilités, à la lumière des législations mondiales et des textes juridiques et réglementaires en vigueur dans le pays, notamment suite à la promulgation de la loi 25-01, qui garantit la promotion et le renforcement des droits de cette catégorie de la société. Pour rappel, la Constitution de novembre 2020, comporte un article 72 qui stipule que «l'Etat œuvre à assurer aux personnes à besoins spécifiques l'insertion dans la vie sociale». Dans ce cadre, l'Etat déploie d'importants efforts en matière de protection et de promotion des personnes aux besoins spécifiques, ainsi que les programmes de prise en charge, d'accompagnement et d'intégration socio-économique de cette catégorie. Ainsi, le ministère de la Solidarité nationale dispose d'un programme dans le domaine de l'éducation et de l'enseignement spécialisés au profit des enfants à besoins spécifiques, et ce, à travers des établissements spécialisés encadrés par des enseignants, des psychologues, des éducateurs et des assistants sociaux, mais aussi l'aménagement d'espaces au niveau des centres psychopédagogiques pour la prise en charge des enfants atteints de troubles du spectre autistique. Le ministère a également mis en place un système de services et des programmes sociaux comprenant plusieurs mesures au profit de cette catégorie, notamment l'allocation, la couverture sociale, la gratuité et la réduction des tarifs des transports», ajoutant que le secteur «s'emploie à renforcer l'intégration des personnes à besoins spécifiques dans tous les aspects de la vie, notamment dans les domaines culturel, récréatif et sportif. Vu l'importance du rôle des associations en la matière, le ministère de la Solidarité nationale tend à associer ces dernières à la formulation de propositions sur l'élaboration de programmes liés à la protection et à la promotion des personnes à besoins spécifiques», et ce, à travers «leur participation aux différentes commissions en lien avec le domaine du handicap dans le secteur. En marge des travaux du Sommet, le ministre de la Santé s'est entretenu avec son homologue djiboutien, Ahmed Robleh Abdilleh, et avec Mme Haïfa Abu Ghazaleh, secrétaire générale adjointe de la Ligue arabe.