Les forces de l'occupation sioniste ont déclaré que les secouristes avaient essuyé des tirs après que leurs véhicules «ont avancé de manière suspecte», selon des médias, ajoutant qu'un membre du Hamas avait été tué ainsi que huit autres personnes.Des travailleurs humanitaires clairement identifiés du Croissant-Rouge palestinien, de la Défense civile palestinienne et de l'ONU avaient été dépêchés pour recueillir des blessés le 23 mars dans la région de Rafah, au sud de Gaza, lorsqu'ils ont essuyé des tirs des forces israéliennes qui avançaient dans la zone. L'attaque a eu lieu après l'effondrement du fragile cessez-le-feu de deux mois entre les forces israéliennes et les militants du Hamas, le 18 mars. Lundi, Israël a émis un nouvel ordre d'évacuation massive pour toute la région de Rafah. Le jour de l'attaque, cinq ambulances, un camion de pompiers et un véhicule de l'ONU clairement identifié, arrivé après l'assaut initial, ont tous été touchés par des tirs israéliens, après quoi le contact avec les équipes a été perdu. Cet incident constitue l'attaque la plus meurtrière contre les travailleurs de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge depuis 2017. «Un survivant a déclaré que les forces israéliennes avaient tué les deux membres de l'équipage de son ambulance. Pendant plusieurs jours, n'a été autorisé que cinq jours plus tard». Lorsque le personnel de l'ONU s'est ensuite rendu sur place, il a rencontré des centaines de civils fuyant sous les tirs israéliens. «Nous avons vu une femme blessée par balle à l'arrière de la tête. Un jeune homme a tenté de la récupérer, mais il a également été touché. Nous avons pu récupérer son corps grâce à notre véhicule des Nations Unies ». «Scène dévastatrice» Il a déclaré que les travailleurs humanitaires avaient finalement pu atteindre le site dimanche, découvrant «une scène dévastatrice : les ambulances, le véhicule des Nations Unies et le camion de pompiers avaient été écrasés et partiellement ensevelis. Après des heures de fouilles, nous avons retrouvé un corps – celui d'un agent de la protection civile sous son camion de pompiers ». La Société du Croissant-Rouge palestinien, qui fait partie de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, a exprimé son indignation dimanche face à ces décès, ajoutant qu'un neuvième membre du personnel était toujours porté disparu. « Ces ambulanciers dévoués intervenaient auprès des blessés... Ils portaient des emblèmes qui auraient dû les protéger ; leurs ambulances étaient clairement identifiées. Ils auraient dû retourner auprès de leurs familles, mais ils ne l'ont pas fait », a déclaré le Secrétaire général de la FICR, Jagan Chapagain. « Même dans les zones de conflit les plus complexes, il existe des règles », a-t-il ajouté. « Ces règles du droit international humanitaire sont on ne peut plus claires : les civils doivent être protégés. Les humanitaires doivent être protégés. Les services de santé doivent être protégés ». «Le premier jour de l'Aïd, nous sommes revenus et avons récupéré les corps enterrés... Ils ont été tués en uniforme. Au volant de leurs véhicules clairement identifiés. Portant leurs gants. Ils étaient en route pour sauver des vies. Cela n'aurait jamais dû arriver ». « Ils ont été tués par les forces israéliennes alors qu'ils tentaient de sauver des vies. Nous exigeons des réponses et la justice ».