Le commerce informel n'est qu'une facette de l'anarchie multiforme qui caractérise le centre-ville depuis plusieurs années. La ville de Chlef retrouve peu à peu sa quiétude, après le nettoyage des trottoirs transformés en espaces commerciaux. Les citoyens, hommes, femmes et personnes âgées commencent à en ressentir les bienfaits. «Aujourd'hui, nous pouvons circuler normalement et en toute tranquillité. Pourvu que cela dure», ont indiqué certains d'entre eux. En effet, qu'ils soient habitants, commerçants ou simples passagers, tous ont applaudi la décision des pouvoirs publics d'assainir les rues de la ville de cette grande plaie qu'est le commerce sauvage. L'opération a permis effectivement de débarrasser la voie publique de ces vendeurs à la sauvette, qui ne respectent ni le passage des piétons ni les règles élémentaires en matière d'hygiène, de sécurité et de qualité des produits alimentaires. Du coup, l'intervention des services de sécurité est approuvée à l'unanimité par la population qui continue, naturellement, à soutenir cette action jusqu'à l'éradication définitive de ce grand point noir. Il est vrai que cette situation ne peut plus durer ainsi tant elle a porté un sérieux coup à l'image et au fonctionnement de ce grand centre urbain. Toutefois, le commerce informel n'est qu'une facette de l'anarchie multiforme qui caractérise le centre-ville depuis plusieurs années. Selon les habitants, les autorités doivent poursuivre leur opération en s'attaquant notamment aux parkings sauvages et autres obstacles dressés le long de certaines artères, tels les chantiers et dépôt de gravats et de matériaux sur les trottoirs.