L'hôtel Rostomides appartenant à l'EGT Ghardaïa est en cours de réhabilitation. Les travaux ont été entamés il y a moins de deux mois et les délais de réalisation seront étalés sur 8 à 10 mois. Une enveloppe conséquente a été consacrée à cette action : plus de 560 millions de dinars. Ce fleuron du tourisme saharien va ainsi être réhabilité et mis aux normes internationales pour servir de pivot de développement de ce pôle touristique saharien, selon des sources du ministère du Tourisme. Cet hôtel a été fermé en 1994 pour deux raisons importantes. La première est relative à la chute de l'activité touristique durant les années 1990 et la deuxième est liée à son état de délabrement qui nécessite des travaux de restauration. L'ouverture de cet hôtel fera gagner à l'EGT Ghardaïa 150 chambres supplémentaires (soit 300 lits). Il est prévu par ailleurs l'extension de la salle de conférences et des capacités de restauration. En termes de promotion du tourisme saharien, l'Etat algérien a retenu quelques pôles dont les plus importants sont Tamanrasset, Djanet, Touat-Gourara, Biskra et Ghardaïa. Elle repose sur la construction d'une image du Sahara algérien basée sur l'originalité et la non-saturation et le soutien à la réhabilitation des fêtes locales. Les chiffres des flux touristiques vers ces régions confirment la reprise de la fréquentation. A titre d'exemple, Tamanrasset et Djanet sont passées de 8000 touristes en 2005 à plus de 18 000 touristes pour la saison actuelle qui se termine le 20 avril. Les recettes touristiques ont évolué de 95 millions de dollars en 2000 à 173 millions de dollars en 2004. Un résultat plutôt modeste au regard des recettes de nos voisins : le Maroc a enregistré 3,7 milliards d'euros en 2005 et la Tunisie 1,430 milliard de dollars en 2004. Le produit touristique saharien reste un produit d'appel en Algérie.