Selon un décompte officiel communiqué par la précédente assemblée populaire de wilaya, plus de 15 000 habitations menacent ruine à Chlef. De véritables chefs-d'œuvre d'architecture, comme l'ancien siège des «Ponts et Chaussées», au centre de Chlef, sont laissés à l'abandon sans aucun entretien depuis trois décennies. Pourtant, les locaux en question sont occupés par des administrations publiques et des associations qui ne semblent guère préoccupées par l'état de dégradation avancé des lieux. Mais cet exemple n'est pas un cas isolé, puisque les quartiers anciens, à l'image de Haï Salem, Haï Bensouna, Haï Zeboudj et Haï El Houria, vivent la même situation. Selon un décompte officiel communiqué par la précédente assemblée populaire de wilaya, plus de 15 000 habitations menacent ruine dans la région. La plupart de ces constructions, érigées essentiellement après le séisme de 1954, se trouvent également au chef-lieu de wilaya. Même si elles ont résisté au tremblement de terre de 1980, elles gardent néanmoins des séquelles de ce drame, comme ces fissures apparentes sur les murs et plafonds. Il faut signaler que les travaux de consolidation lancés par les pouvoirs au lendemain de cette catastrophe, n'avaient pas touché les constructions privées et ce, contrairement à certains édifices publics affectés qui ont été, eux, retapés aux frais de l'Etat. En dépit donc de son âgé avancé, ce patrimoine reste malheureusement à l'état d'abandon, avec les risques que cela comporte pour la sécurité de ses occupants.