-Samedi : Promesses en pagaille pour les candidats. Hanoune promet d'attaquer Chakib Khelil si elle est élue, et Benflis de revenir à Ghardaïa pour «trouver une solution». Entre-temps, Sellal continue d'amuser la galerie. Sa dernière boutade ? «Nous menons une campagne propre.» -Dimanche : L'ONS nous apprend que nous sommes désormais 38,7 millions d'Algériens. Pourtant, pour Hamrouche, trois d'entre nous, Bouteflika, Mediène et Gaïd Salah, «ont les clés» pour nous sortir de la crise politique. La souveraineté populaire attendra ! Entre-temps, quarante artistes algériens se regroupent pour chanter «Laissez-moi être fier de mon Président», une manière de rendre la propagande un peu plus in. -Lundi : Benflis veut mettre fin aux «dépenses somptueuses de l'Etat», fini l'Est-Ouest et autre Grande Mosquée d'Alger. Enfin, s'il est élu. Entre-temps le «we are the world» version algérienne, comme le décrit Kenza Farah, déchaîne les passions sur la Toile à tel point qu'il a été supprimé. Mais pas de panique, la présidentielle réserve toujours des surprises. Abassi Madani appelle l'armée à «interrompre le processus électoral». Douce ironie. -Mardi : «Le cerveau de Bouteflika fonctionne mieux que le mien.» Ce n'est pas un poisson d'avril, mais bien les allégations de Benyounès lors de son meeting à Tizi Ouzou. Il semble tellement convaincu que ce serait un crime de ne pas le croire. Entre-temps, Benouari écrit à Obama en prévision de la venue de Kerry en Algérie pour l'exhorter à ne pas soutenir «la fraude» du scrutin présidentiel. -Mercredi : Kerry est en Algérie ! Kerry et Bouteflika «parleront» du Sahel. Attention à ne pas fâcher le Président avec l'ouverture démocratique, «son état de santé ne le permet pas.» Entre-temps, Benflis affirme «avoir fait du système» et ne pas accorder d'importance aux critiques dans ce sens. Gaïd Salah restera-t-il aussi froid face aux accusations de «destruction» de l'armée proférées par Yasmina Khadra ? -Jeudi : Le Président est de retour, enfin seulement sur les écrans de l'ENTV. Il reçoit l'émir du Qatar venu signer des contrats alléchants. La journée est à l'international en Algérie, Lamamra reçoit Kerry, qui «se réjouit» de la transparence des élections, à moins qu'il «attende» les traducteurs officiels ayant perdu le fil. Qu'importe, car la transparence lors d'un scrutin n'est pas la spécialité de la maison Algérie.