Le bras de fer qui oppose le MJS à la FAF au sujet des élections de la Ligue nationale de football (LNF), qui ont conduit Ali Malek à la tête de cette instance, a été porté devant les tribunaux hier. Le tribunal s'est déclaré incompétent dans cette affaire, nous affirme une source proche de la FAF. Le ministre, qui ne reconnaît pas les élections de la LNF, n'aura cependant qu'une autre et dernière alternative : saisir le Conseil d'Etat pour tenter d'avoir gain de cause et d'invalider les élections, apprend-on de la même source. Toutefois, la réponse de la justice est une victoire en soi pour la FAF qui a validé les élections de la LNF du 22 juin dernier ayant porté Ali Malek à la présidence de cette instance. Le ministre « s'acharne » toujours à ne pas reconnaître les élections de la LNF. Mardi (la veille), en marge de la visite d'inspection des sites devant abriter du 1er au 14 septembre à Alger, les Jeux scolaires arabes, M. Guidoum a réaffirmé « l'invalidité des élections de la LNF ». Il a déclaré en substance : « Ces élections ne sont pas réglementaires, car elles n'ont pas été organisées selon la réglementation en vigueur, et en l'absence de nombreux présidents de club. Pour cela, nous refusons de les cautionner, et nous utiliserons tous les procédés réglementaires pour refaire ces élections », a-t-il souligné. Même si le MJS a un droit de regard sur les fédérations en tant que tutelle, mais aussi en sa qualité de principal pourvoyeur, il n'empêche que la façon d'agir du ministre pourrait remettre en cause le caractère démocratique des élections et surtout élargir le champ du « provisoire », en ce sens où plusieurs fédérations et ligues sont déjà en « stand-by » avec un directoire à leur tête, comme c'est le cas de la fédération de handball (FAHB). Les fédérations ont plutôt besoin d'une ligne conductrice et d'une stratégie globale étalée dans le temps pour tenter de redresser la situation du sport national, en général, et du football en particulier.