Temps printanier, public nombreux, engagement et crispation des 22 acteurs, organisation impeccable. Un but de l'Entente à la première minute et expulsion de Zerdab qui paye cash une faute. Tels sont les faits saillants de la première mi-temps, marquée par la personnalité du MOB qui n'a pas été sonné par la réalisation de Mellouli. D'autant plus que l'ouverture du score est intervenue dès l'entame des débats. Au lieu de profiter d'une telle aubaine, les camarades de Lamri, qui n'ont pas pu une nouvelle fois gérer un résultat et le cours du jeu, reviennent en arrière, se déconcentrent et, sur une faute d'inattention, les Bougiotes remettent les pendules à l'heure par le biais de Mebarakou (9') qui redonne de la vitalité à son équipe. Notons que contrairement aux Noir et Blanc qui n'ont pas trop inquiété Mansouri, les hommes de Amrani auraient pu boucler cette manche avec une petite avance. Mais le face-à-face (35') Khedaïria-Zerdab, qui a été un véritable poison pour la défense sétifienne, est revenu au gardien ententiste qui a, le moins qu'on puisse dire, effacé un but tout fait. L'expulsion méritée de Mellouli, à côté de son sujet, et le ratage du litigieux penalty par Djahnit ont été les autres faits saillants du deuxième half, qui n'a pas été un modèle du genre, au grand dam des milliers de fans des deux équipes, obligés d'assister à des prolongations dont la première partie n'influe pas sur le tableau de marque, en dépit des changements opérés par les deux coaches qui se sont aussi adonnés à un grand match tactique, bouclé sur un score de parité. Les tirs au but ont souri aux Béjaouis qui l'emportent par 6 à 5.