Les structures relevant du secteur de la jeunesse et des sports de la commune de Naciria sont boudées par la frange juvénile à longueur d'année. Le Centre sportif de proximité (CSP), qui a coûté des milliards de dinars au Trésor public, n'attire plus les jeunes. Pourtant, cette structure est dotée de tous les moyens nécessaires permettant aux sportifs et aux associations locales d'y activer. En plus d'une grande salle de sport, le centre comprend également plusieurs de bureaux inoccupés, une bibliothèque et un stade de football. Même le matériel de musique et informatique ne manque pas. Le vrai problème est l'absence d'encadrement et la démission des responsables en charge de sa gestion. «On nous a exigé tout un dossier pour y activer. Nous avions tracé un riche programme d'activités au début de l'année, mais tout est tombé à l'eau», s'indigne Merzak, un membre de l'association culturelle Tamussni. Cette association éprouve d'énormes difficultés pour concrétiser son plan d'actions. Un problème dû, selon ses membres, au manque de bureau et autres entraves créées par les responsables en charge de la gestion des structures de jeunes. «Nous avions voulu créer un atelier de musique, un club vert, une troupe théâtrale au CSP, mais l'administration nous a mis les bâtons dans les roues. Le directeur de cet établissement n'a toujours pas signé la convention établie en juin dernier entre notre association et l'Office des établissements de jeunes de Boumerdès (ODEJ) pour exploiter une salle. Nous sommes partis le voir à maintes reprises, mais nous ne l'avons jamais trouvé dans son bureau. Je pense que c'es voulu pour nous empêcher d'y activer», dénonce Mourad, un membre de Tamussni. Même problème à la maison de jeunes du centre-ville, fermée à longueur d'année à cause faute d'animations et d'encadreurs. En l'absence de directeur, c'est un agent de sécurité qui occupe le poste de premier responsable de la structure. Excepté quelques personnes qui viennent regarder la télé dans le hall, cet établissement n'abrite occasionnellement que les rencontres et les conférences de partis politiques.