La bataille pour les sénatoriales est engagée dans la wilaya de Bouira. Trois partis entrent en lice : le FLN qui usera de son statut de parti majoritaire pour ravir le siège en jeu détenu par le RND, parti qui semble en perte de vitesse ; le RND qui mise sur un revirement d'opinion toujours possible en politique et qui pourrait lui permettre de conserver ce siège ; enfin, nouveau venu sur la scène politique, le FNA qui peut tabler sur ce proverbe : tout nouveau, tout beau, pour créer la surprise et — pourquoi pas ? — rafler la mise. Parmi les candidats potentiels alignés par l'ancien parti unique, émergent trois figures autour desquelles pourront, pendant les élections primaires, se cristalliser les voix des électeurs : Abdelkader Boughera, le patron incontesté de la mouhafadha, élu tout récemment à la tête de cette instance ; le président d'APC de Bouira, Mohamed Larbi, qui jouirait, selon certains observateurs, d'un certain crédit au sein du FLN comme dans d'autres partis et qui pourrait lui être utile aussi bien lors des élections primaires que pendant le second tour quand les alliances joueront pour élire le futur sénateur. Enfin, le P/APC de Aïn Bessem, Mohamed Nouri, à qui on attribue des relations assez puissantes au sein du parti. Du côté du RND, qui tentera le tout pour le tout pour conserver le siège sénatorial, trois candidats potentiels pourraient se présenter pour ces sénatoriales : Bibi (inspecteur primaire, servi par une grande éloquence) ; Ouragh (médecin, sage et perspicace) ; Zemar (homme d'un certain pragmatisme). Pour sa part, le FNA opposera dans cette course à la chambre haute un seul candidat, El Hadj M'chadou. Mais d'ores et déjà, on sait que c'est entre le FLN et le RND que le bras de fer sera engagé pour le siège en jeu pour les sénatoriales en question.