Mercredi, l'ambassadeur américain, M. Robert S. Ford, en visite semi privée à Tlemcen, a été catégorique avec les industriels et les promoteurs tlémceniens : « N'attendez pas que les industriels américains viennent ici pour explorer le marché, eux, ils sont plutôt tournés plus vers l'Asie. C'est à vous d'aller vers eux et leur faire des propositions », a-t-il dit, d'emblée, devant un parterre d'industriels algériens, quelque peu désabusés par le manque d'intérêt des Américains pour le marché algérien, autre que celui des hydrocarbures. A ce propos, le problème des visas a été vite évoqué. Le représentant américain a expliqué la procédure d'obtention de ce document qui s'effectue via Internet, tout en promettant de faciliter les démarches auprès de son gouvernement. Et même si les relations entre les deux pays se basent essentiellement sur les hydrocarbures, il faut noter tout de même que pour l'année en cours, les échanges commerciaux ont atteint 122 milliards de dollars. Une progression par rapport à l'année précédente où ces échanges n'étaient que de 9,5 milliards de dollars. Les exportations américaines pour l'Algérie se matérialisent par les produits pharmaceutiques, les céréales et l'électronique. Ce qui, selon M. Ford, place l'Algérie parmi les premiers partenaires des USA en Afrique et dans le monde arabe. Lors de sa visite, l'ambassadeur a marqué une halte à l'université Abou-bekr-Belkaïd, où il s'est enquis des programmes d'échanges entre l'université algérienne et celle du Missouri Rola. Il les a qualifiés de « très bénéfiques ». Enfin, profitant du patrimoine de la ville des Zianides, M. Ford a effectué une tournée sur les vestiges historiques et touristiques...