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Sans tutorat ni domination
Repère
Publié dans El Watan le 09 - 09 - 2017

La situation politique du pays est à la mesure du désastre économique qui menace le pays d'un effondrement chaotique.
Il ne faut pas trop spéculer sur le sens des mots et croire qu'on pourra lui épargner un autre sort que ce que les dirigeants actuels ont bien voulu lui réserver depuis des années, si l'on veut absolument dire la vérité à l'opinion publique nationale.
Ce serait une énorme erreur d'ailleurs — une énième sans doute après que l'on ait fait en sorte qu'elle n'existât point durant toutes ces années qu'on s'est employé à échafauder toutes sortes de politiques dont le résultat apparaît aujourd'hui au grand jour à tout le monde — de ne pas en tenir compte, même sur le registre économique. L'opinion publique, bien qu'elle ne soit pas encore audible, est en effet excédée par les multiples augmentations des impôts engagées ces dernières années pour rattraper les errements politiques des dirigeants qui n'ont pu sortir le pays, malgré la richesse du moment et les promesses, de l'ornière de la dépendance des ressources des hydrocarbures. Le gouvernement doit le savoir, et c'est pour cela qu'il ne serait pas étonnant qu'il ne chercherait pas à passer par là dans sa tentative désespérée de retrouver l'équilibre des finances publiques.
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, est un homme qui est obligé de jouer franc jeu, car la marge de manœuvre est trop étroite pour tenter de louvoyer avec l'opinion sur la réalité de la situation économique du pays. On ne le dit peut-être pas assez, mais les mensonges, les faux-semblants et les demi-vérités ne sont jamais un expédient salutaire vu que la réalité grave du pays commande de tenir un langage de vérité pour dégager une réelle sortie de crise. Il y a lieu en effet de souligner que la situation exige de vrais remèdes et non des palliatifs, comme ceux qui ont toujours prévalu jusqu'ici. Le financement non conventionnel ? En un mot comme en mille, cet instrument ne veut rien dire d'autre que le financement hautement inflationniste de l'économie. Pourquoi s'évertuer alors à lui trouver un sens caché que seuls les initiés du gouvernement seraient en mesure de saisir quand même le citoyen lambda a vite compris que ce mot rime avec cherté de la vie et paupérisation de la société, voire, aussi paradoxalement que cela puisse paraître, le chômage et la fermeture d'entreprises. Est-il donc si difficile pour les Bouteflika, Ouyahia, Sellal et autres responsables des différents gouvernements de reconnaître aujourd'hui que le pays est dans l'impasse à cause de leur manque d'imagination et de courage politique ou simplement de vision pour engager des réformes à temps afin de construire un avenir aux enfants de ce pays, plutôt que de les laisser construire leur avenir comme ils l'entendent sans tutorat ni domination. Car, ce qu'il faut dire encore, c'est que le pays a tout tenté pour essayer de dépasser cette crise financière que les officiels au départ ont vainement cherché à cacher à l'opinion avant de se raviser toute honte bue.
Le déficit budgétaire qui a couru depuis la chute des prix de pétrole, mais surtout depuis l'épuisement progressif de l'épargne interne n'a pu être résorbé en dépit des multiples solutions programmées par les gouvernements successifs. C'est dire qu'en dehors des recettes des hydrocarbures, le pays ne dispose d'aucun autre levier pour redresser un tant soi peu la situation. S'il est quelque chose que le gouvernement a pu vérifier par lui-même, c'est l'énorme manque de confiance dont ont fait part les ménages et les citoyens. L'option de la création monétaire reste la seule possibilité au gouvernement aujourd'hui après avoir épuisé les premiers recours que sont l'imposition qui a atteint un seuil maximum et l'emprunt obligataire national. Mais à quel prix ?


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