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La guerre de trop
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Publié dans El Watan le 20 - 01 - 2018

Nous ne sommes pas du tout en train de créer une force de sécurité frontalière. Nous avons dit aux Turcs ce que nous faisons : nous tentons de faire en sorte que les éléments locaux garantissent la sécurité des zones libérées», déclarait mercredi le secrétaire d'Etat américain après l'annonce, quelques jours auparavant, de la création d'une force locale.
Et de préciser qu'«il s'agit seulement d'un entraînement accru pour essayer d'empêcher l'EI de refaire surface», après avoir été chassé de cette région qui a tant fait parler d'elle dès le début de la guerre en Syrie il y a de cela sept années. Dans un tel contexte, trop de temps a été perdu pour que soient apportées de telles précisions, et surtout éviter ce que l'on craint le plus, une nouvelle guerre en Syrie. Pour cela, tous les ingrédients sont réunis, avec une force turque fortement armée, déployée le long de la frontière avec la Syrie, et une réaction tout à fait normale des autorités syriennes. Il suffirait donc d'un pas pour que la situation explose. Elle l'est à vrai dire depuis bien longtemps, soit depuis que les autorités syriennes ont décidé de retirer leur administration de cette région peuplée essentiellement de Kurdes qui représentent près de 15% de la population syrienne. Ce qui n'est pas peu, développant eux aussi les mêmes aspirations à l'indépendance que les Kurdes des autres pays de la région. D'ailleurs, leur première réaction consistait à combler le vide laissé par le départ de l'administration syrienne.
Et de développer ensuite leur propre administration, et ce qui va de soi dans un contexte de guerre, leur propre armée qui sera surtout engagée aux côtés de la coalition contre l'EI. Plus qu'une simple présence, ce qui, dans une telle situation, s'apparente à une reconnaissance internationale, a vite fait le reste, du moins chez les Kurdes.
Et cela alors que la Turquie craint une réaction de sa propre communauté kurde et considère comme terroristes les YPG (Unités de protection du peuple kurde), principale milice kurde en Syrie. C'est dire à quel point le statu quo a été bousculé, mais pour un temps seulement, puisque Damas est en train d'étendre son autorité sur l'ensemble du pays. C'est plus qu'il n'en fallait pour que soit davantage détérioré le climat de crise qui a longtemps caractérisé les relations entre les deux voisins. Pour Ankara, Damas venait de faire ce qu'il ne fallait pas. Et les Syriens avaient eux aussi à dire sur la position du voisin. Donc, le retrait de son administration n'était nullement fortuit, et était même considéré comme une ruse de guerre.
Beaucoup a été dit sur cet après-guerre qui se profile rapidement, parfois avec une réoccupation du terrain par l'armée régulière syrienne. Celle-ci a rappelé son opposition aux intentions turques, en affirmant qu'elle détruirait les avions turcs qui interviendraient en Syrie. Et en ce sens, le message serait identique pour les Kurdes. Le message, avec plusieurs destinataires en fait, sera-t-il entendu ? A l'inverse, le risque d'une nouvelle guerre serait bien réel.


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