Le coup de gong de l'événement Alger, capitale de la culture arabe sera donné dans quelques jours. On se donne du cœur à l'ouvrage avant la parade dans les rues de la capitale, suivie du show qui devra se tenir au complexe Mohamed Boudiaf où une équipe de techniciens français, venus à la rescousse, s'affaire à la besogne en offrant ses services en matière d'aménagement scénographique. Côté infrastructure devant accueillir les spectacles, on s'ingénie à prendre tout son temps dans les opérations de lifting et de new look. Pas besoin de se presser, car, susurre-t-on, çà et là, la manifestation s'étale sur une année. En plus, l'événement n'est pas une fin en soi, sinon il constitue une matière et un argument à teneur « révolutionnaire » assez solide pour faire décoller, nous fait-on savoir, le secteur de la culture qui ahane. Bien que notre capitale ait été désignée en 2002 pour abriter la manifestation, la prospective n'est jamais à l'ordre du jour de nos décideurs qui préfèrent trimer à la dernière minute que de travailler selon un échéancier bien établi. Si la salle Ibn Khaldoun reste fermée, la restauration de la salle Atlas, dont les travaux ont été engagés cela fait plus de 4 années, avance à pas comptés. Elle est sens dessus dessous. La date de livraison de cet ouvrage (salle Atlas) est repoussée sine die. Au rythme où sont conduits les travaux, elle ne sera pas opérationnelle avant trois, quatre mois, voire plus… Par ailleurs, le commun des quidams est frappé par la laideur criante du revêtement de ses parois extérieures avec des pièces de marbre, dont l'esthétique est absente. L'antre du TNA qui aurait dû faire l'objet de quelques retouches pour éviter d'éventuelles surprises — au beau milieu d'un concert organisé dernièrement, l'eau ruisselait sur la scène à partir des combles — attend son tour au moment où les travaux de la place Abdelkader Alloula et le square d'en face sont menés, toutes tripes dehors, en dilettante. Dans la foulée, il y a lieu de relever le travail des entreprises mobilisées à cet effet, notamment celle de la voirie, qui cultivent ce plaisir à faire dans l'œuvre grossière. Un constat qui remet sur le tapis, une nouvelle fois, la question de la qualification du parc d'entreprises, dont la qualité est loin d'être son fort.