usqu'à dimanche dernier, le taux moyen de remplissage des barrages était de 75% et certains ont atteint les 100%. La priorité est donc d'exploiter les eaux de surface et l'eau dessalée pour alimenter la population. S'agissant de cette dernière, neuf stations sont opérationnelles, d'une capacité de plus d'un million de mètres cubes, sur les 11 programmées et les 13 prévues. A total, 3 milliards de mètres cubes sont mobilisés en plus de 5.000 réservoirs destinés au stockage de l'eau d'une capacité de 7 millions de mètres cubes chacun. Le programme de réhabilitation des réseaux d'eau concerne 44 villes. Actuellement, la réhabilitation a atteint 15.000 km sur plus de 20.000 km prévus. Selon M. Terra, la fin de cette opération de modernisation des réseaux aura lieu en 2016. « Cette opération rencontre énormément de problèmes au niveau des réseaux dans les villes », a-t-il souligné. Elle est terminée pour Alger, Constantine et Oran. A l'échelle nationale, sur les 65 barrages du pays, 45 alimentent la population en eau potable et les 15 autres sont consacrés à l'irrigation. Quelque 20,5 millions d'habitants sont desservis par l'ADE (Algérienne des eaux), environ 8 millions par les 4 SPA (Société des eaux et de l'assainissement d'Alger, Seaal, Société de l'eau et de l'assainissement d'Oran SEOR, Société de l'eau et de l'assainissement Constantine, Seaco, et la Société de l'eau et de l'assainissement d'Annaba) et le reste, soit environs 7 millions d'habitants, est alimenté par 600 communes. Pour améliorer l'alimentation en eau, l'Algérie a investi 2.000 milliards de dinars (25 milliards de dollars) de 2000 à 2014, a indiqué M. Terra. De son côté, Abdelkrim Mechia, DG de l'ADE, a signalé que « 80% de la population est desservie par l'ADE ». La production en eau entre mai et juillet a été de 42 millions de mètres cubes, selon lui, et 2 millions de mètres cubes de forage sont en exploitation. A elle seule, Alger a produit 1.250.000 m3 avec une extension de son alimentation à la wilaya de Blida. S'agissant de la qualité de l'eau, le goût salé est dû, selon lui, à « la surexploitation des nappes d'eau et aux algues ». La teneur dans certaines régions a atteint 2 g/litre alors que la norme est de moins 1 g/l. Dans le Sud, la salinité de l'eau est le résultat de l'utilisation de l'albien avec des profondeurs variant entre 600 et 2.000 m à une température de 60°C. Un programme visant à supprimer ces sels dans l'eau est prévu au début de 2014 avec 9 stations en charge de cette opération à Ouargla d'une capacité de 30.000 m3. En raison des coupures d'électricité, l'ADE a enregistré une immobilisation totale de 7.700 h cette année pour un manque à gagner de 1,3 million de mètres cubes d'eau. Enfin, les créances des abonnées s'élèvent à 35 milliards de dinars.