Mohamed Abdoun, journaliste et auteur, a dédicacé, dans l'après-midi de vendredi dernier, au stand de l'Entreprise nationale de communication, d'édition et de publicité, Anep, son nouveau recueil de poésie intitulé « L'écume du temps », paru récemment aux mêmes éditions. Il a affirmé qu'il aborde dans cette œuvre de qualité beaucoup de thèmes liés notamment aux vicissitudes de la vie. « Je parle de la futilité de toute chose. Je me suis rendu compte que, finalement, notre vie n'est qu'un mauvais rêve, pour ne pas dire cauchemar », a-t-il soutenu. Les poèmes, en alexandrins ou libres, sont une plongée dans les tréfonds de l'être humain. Le poète, ce seigneur des mots, sonde, avec une rare beauté stylistique et un verbe ciselé, nos âmes chagrines nos profondeurs pélagiques pour en extraire une poésie mordorée et amère, fruit de la déréliction de l'homme. Simple et de forme admirable, l'œuvre de ce poète atypique peut se lire d'une seule traite. Sa langue est musicale. M. Abdoun a affirmé, à propos de ses projets littéraires, qu'après la publication d'un roman, « Le crépuscule humain », et d'un recueil de poésie, « La symphonie inachevée », il est à un récit en chantier. « J'écris actuellement un livre. C'est un récit qui raconte ma vie. Mais comme je suis pris par mon activité professionnelle, je n'arrive toujours pas à le terminer. Néanmoins, j'écris entre temps de la poésie. La prose demande un travail bien élaboré et un style travaillé », a-t-il dit. Mohamed Abdoun, faut-il le dire, a trouvé sa propre voie littéraire. Son œuvre remarquable lui a permis de tracer, doucement mais sûrement, son chemin dans le paysage culturel et intellectuel national.