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« L'intoxication est traitée par l'oxygénothérapie au niveau des urgences »
professeur Amine Selmi, spécialiste en réanimation
Publié dans Horizons le 03 - 02 - 2015

L'oxygénothérapie est le traitement adopté pour les personnes intoxiquées au monoxyde de carbone (CO) au niveau du CHU Mustapha-Pacha, a affirmé le chef d'unité d'hospitalisation de courte durée (UHCD) au service des urgences, le professeur Amine Selmi, spécialiste en réanimation. Dans cet entretien, il explique les symptômes de l'intoxication par le CO et préconise la prévention.
A quoi est due une intoxication au monoxyde de carbone ?
L'intoxication au monoxyde de carbone (CO) est due au manque d'oxygène dans le sang. Il faut savoir que le CO se lie de façon compétitive à l'hémoglobine (Hb) pour former ce qu'on appelle la carboxyhémoglobine (COHB), une hémoglobine anormale qui ne peut servir au transport de l'oxygène, ce qui provoque une asphyxie. L'affinité du CO pour l'hémoglobine est très importante, elle est de 50 fois plus importante que celle de l'oxygène. Le CO, collé à l'hémoglobine, limite la libération de l'oxygène au niveau tissulaire, ce qui augmente l'absorption pulmonaire de CO dans le contexte d'une exposition persistante et peut conduire rapidement au décès, principalement par une hypoxie tissulaire.
Quels sont les signes de l'intoxication ?
Les citoyens doivent, surtout, connaître les symptômes de l'intoxication pour pouvoir intervenir. Il s'agit, essentiellement, de maux de tête, de nausées, une confusion mentale, une fatigue. En cas de soupçon d'intoxication, il est recommandé d'aérer tout de suite les locaux, et si possible les appareils à combustion, d'évacuer les locaux et d'appeler les secours de la Protection civile. J'appelle les citoyens surtout à évacuer les victimes le plus tôt possible et ne pas attendre l'arrivée des secours, notamment en cas d'intoxication aiguë. Dans cette situation, la prise en charge doit être rapide car la durée de l'exposition est un élément essentiel ainsi que la quantité d'absorption du CO.
Justement, qu'en est-il de la prise en charge médicale des personnes incommodées ?
Les victimes sont, généralement, évacuées au service des urgences. Elles sont soumises à une oxygénothérapie en fonction des résultats sanguins et des signes cliniques pour libérer l'hémoglobine du monoxyde de carbone. On fait des prélèvements de sang pour voir la quantité et la durée. Le malade est gardé sous surveillance pendant 24 heures. Il sera soumis à un contrôle médical 15 jours après pour détecter d'éventuelles complications d'ordre neurologique. Celles-ci peuvent se manifester quelque temps après l'intoxication, après un intervalle libre, entraînant alors des troubles psychiques, des céphalées ou des troubles de la vision. En général, l'évolution est favorable.
Et en cas d'intoxication compliquée ?
La personne incommodée est aussitôt mise sous oxygène à haute concentration pour tenter de chasser le monoxyde de carbone fixé sur l'hémoglobine et permettre une oxygénation des cellules. Si le patient est dans le coma, il sera placé sous ventilation assistée.
Des spécialistes estiment qu'une oxygénothérapie hyperbare est plus que nécessaire, notamment pour les femmes enceintes et les enfants. Qu'en pensez-vous ?
Evidemment, l'oxygénothérapie hyperbare est efficace et rapide. Mais l'oxygénothérapie classique est également efficace. Le traitement institué en urgence est une oxygénothérapie qui, dans certains cas, peut même se faire à l'aide d'un caisson hyperbare chez la femme enceinte pour éviter une atteinte du fœtus, chez les jeunes enfants, et chez les personnes présentant des troubles de la conscience. Ce traitement spécifique est associé à une réanimation symptomatique classique. Après l'accident, les patients doivent être suivis et régulièrement contrôlés afin de dépister d'éventuelles séquelles neurologiques. Cependant, grâce à une prise en charge précoce, leur survenue reste limitée.
Combien avez-vous constaté de cas d'intoxication au niveau du service des urgences ?
Depuis le début de l'année 2015, on n'a pas reçu de patients intoxiqués ou asphyxiés au niveau de ce service. Certainement ces derniers ont été évacués vers les polycliniques. Cela dit, on a enregistré une baisse par rapport aux années précédentes, en dépit de la vague de froid. Peut-être que les citoyens respectent mieux les règles de prévention. Les mesures préventives sont fondamentales, notamment la vérification des chaudières, l'aération lors d'utilisation d'appareils à combustion. L'intoxication par le CO est une atteinte grave mais facile à éviter. Le traitement est très simple : être vigilant et prudent.


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