Le président du front Al Moustakbal Abdelaziz Belaïd a appelé hier, la classe politique à laisser à la justice le soin d'examiner les dossiers de corruption. « La classe politique doit laisser à la justice le soin d'examiner les dossiers de corruption et de dilapidation des deniers publics. C'est la loi qui réprime la corruption non point la criaillerie politique », a soutenu M. Belaïd dans une conférence de presse en marge de l'installation de la commission nationale des jeunes et cadres du parti. « Les partis et les hommes politiques ont certes le droit de soulever des dossiers de corruption mais c'est à la justice qu'il appartient de se prononcer en la matière », a insisté le responsable. Il s'est élevé contre « la propension à l'invective et à l'insulte » qui, a-t-il dit « affaiblit la classe politique ». M. Belaïd a appelé à un dialogue véritable pour apporter des solutions aux problèmes que rencontre le pays soulignant à l'occasion l'urgence de relancer l'industrie pour édifier une économie forte. Concernant la révision constitutionnelle, le président du front Al Moustakbal a proposé que le projet soit soumis à référendum car la révision va impliquer de profonds amendements.