Le moudjahid Hadj Lakhdar (1914-1998) est « l'un des symboles de la Révolution », a souligné, hier, le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, dans un message lu en son nom à l'Université de Batna. Mohamed-Tahar Abidi, alias colonel Hadj Lakhdar, « était de ceux qui avaient défié l'occupant et qui sont restés, après l'indépendance, fidèles à leur serment de servir l'Algérie, donnant l'exemple du citoyen voué pleinement à son pays », a ajouté le ministre dans sa lettre lue par le directeur des moudjahidine devant les participants à une conférence organisée à l'occasion du 18e anniversaire de la mort de cette figure du mouvement national. Zitouni a insisté sur le fait que son département accordait « un intérêt particulier à ces occasions historiques qui permettent de rendre hommage aux symboles de la résistance populaire, du mouvement nationaliste et de la Révolution du 1er novembre 1954, conformément aux orientations du président de la République, Abdelaziz Bouteflika ». Organisée en présence d'étudiants et de chercheurs en histoire, la rencontre a donné lieu à des communications sur la vie et l'itinéraire de Hadj Lakhdar et sa « contribution majeure » à la réalisation de la grande mosquée du 1er-Novembre et son institut supérieur de la charia, « construits sur le terrain d'un ancien aérodrome militaire d'où décollaient les avions de l'armée coloniale pour bombarder les maquis des Aurès ». Des témoignages vivants ont été apportés par des compagnons d'armes du défunt moudjahid, parmi lesquels Messaoud Abid et Moussa Taïri, suivis par la projection d'un documentaire sur la vie de Hadj Lakhdar réalisé par le musée du Moudjahid de Batna. Né le 12 mars 1914 au douar Ouled Chlih, dans la commune d'Oued Chaâba (Batna), le colonel Hadj Lakhdar, dont le nom a été donné à l'Université de Batna, a côtoyé les courants nationalistes durant son séjour en France en 1936. De retour au pays, il a rejoint les cellules qui ont préparé, sous le commandement de Mostefa Benboulaïd, le déclenchement de la guerre de Libération nationale. Il participe aux assauts donnés la nuit du 1er novembre 1954 contre des cibles militaires avant de prendre, en 1958, le commandement de la Wilaya 1 historique. Il est décédé le 23 février 1998 à l'âge de 84 ans.