Le ministre de l'Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, a été clair quant à l'information faisant état de l'autorisation de l'importation de véhicules d'occasion. « Il n'y aura pas d'importation de véhicules d'occasion ni par les particuliers ni par les concessionnaires. » Interpellé par la presse en marge du Salon international de la récupération et de la valorisation des déchets qui se déroule au Palais des expositions (Safex) jusqu'au 8 du mois en cours, le ministre a été catégorique en expliquant qu'il ne s'agit pas d'importer, mais de créer un marché intérieur de véhicules d'occasion et de l'organiser pareillement à celui des véhicules neufs. « Le marché d'occasion a un volume très important. Nous n'aurons pas besoin d'importer. Nous devons l'organiser », a-t-il dit, tout en informant qu'un cahier des charges sera établi dans cette optique. « Des équipes sont en train de travailler dessus. Les conditions seront annoncées dès qu'elles seront fixées. La régulation de ce marché peut prendre du temps jusqu'à deux années », a-t-il précisé. A la question de savoir si la gestion de ce marché sera attribuée aux concessionnaires automobiles, le ministre a fait savoir que cette question a été définitivement tranchée, précisant que ces derniers sont agréés en tant que concessionnaires pour commercialiser des marques et non pour revendre des voitures d'occasion. La création d'un marché de la voiture d'occasion locale se fera, a-t-il précisé, avec l'implication des professionnels de manière à assurer la traçabilité et la garantie dans la relation commerciale entre le vendeur et l'acheteur. « La relation doit être sécurisée et saine, et il faut un minimum de garantie pour l'acheteur pour sa sécurité et son intérêt financier », a-t-il dit avant d'ajouter que les gérants de ce marché, en vertu du cahier des charges, « devront obéir à certaines règles en termes de showroom, service après-vente, comme c'est le cas pour les concessionnaires de véhicules neufs ». Cette annonce lève donc toute équivoque sur la question inhérente à l'importation de véhicules d'occasion. Pour rappel, le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, a laissé entendre, le 15 septembre dernier, lors de son passage au forum d'El Moudjahid, que le gouvernement réintroduirait, dans le cadre du projet de la loi de finances pour 2017, la possibilité de l'importation de véhicules d'occasion, mais sous certaines conditions. « On va lever cette interdiction et élaborer un cahier des charges bien précis qui permetta de ne pas importer des véhicules représentant des dangers. C'est-à-dire que nous allons autoriser l'importation de ces véhicules sous conditions », avait-il dit notamment. Par ailleurs, à une question relative au foncier industriel, Bouchouareb a souligné que ce problème ne se pose plus, indiquant, au passage, que plus de 8.700 ha ont été affectés cette année au secteur de l'industrie.