Atout Réputée pour ses innombrables sites féeriques, Beni Abbès a toutes les qualités requises pour contribuer au développement du tourisme saharien. Cette ville, peuplée depuis la préhistoire, dispose d'une palmeraie en forme de scorpion s'étendant sur plus d'un hectare, créée par le saint Sidi Othmane. A Béchar, l'on raconte que c'est ce saint homme qui a fait jaillir la source d'eau de cette palmeraie, qui coule à ce jour et ce, depuis plus de 16 siècles. Entre la fin du XVe et le début du XVIe siècles, Sidi Mohamed ben Abdelslam unifiera, quant à lui, les différentes tribus de la région et construira le ksar actuel qui fut abandonné par ses habitants en 1957. Le site fera l'objet, à partir de 2002, d'une opération de restauration qui a permis la réhabilitation de nombreuses habitations, à l'exemple de Dar el-Kadi (la maison du juge), et la sauvegarde d'une partie de cette ville de l?erg occidental où les plus hautes dunes d'Algérie (plus de 200 m d'altitude) sont localisées, permettant la pratique du ski sur sable, une discipline prise en charge par une association locale. L'Office communal du tourisme déploie des efforts en vue de promouvoir le potentiel de la région à travers l'organisation de manifestations à caractère populaire, tel que le Mawlid Ennabaoui qui draine annuellement des milliers de personnes des régions du sud-ouest et même du nord du pays. Cette fête religieuse, qui dure une semaine, constitue un moment fort dans la vie socioculturelle des habitants de Béni Abbès. Cette année, les préparatifs pour la célébration de cette fête, prévue le 2 mai prochain, sont déjà lancés par l'Office, en collaboration avec l?APC et la daïra qui espèrent drainer beaucoup de monde dans l'optique de relancer le tourisme et l'artisanat. Ces deux créneaux constituent, avec l'agriculture vivrière, les principales activités économiques des habitants de la région, qui abrite aussi l'ermitage du père Foucault, situé à l'est de la ville, et qui reçoit de nombreux visiteurs nationaux et étrangers.