Adaptation n Les citoyens habitant dans la région qui s'étend de la cité Zerhouni-Mokhtar à Bab Ezzouar et Bordj El-Kiffan, commencent, petit à petit, à s'adapter et à se familiariser avec le tramway d'Alger mis en service le 8 mai dernier. De nombreux citoyens, tous âges confondus, ont pris l'habitude, au fil des jours, d'attendre patiemment à la station de Bab Ezzouar l'arrivée de la rame, qui les transportera de la cité Zerhouni-Mokhtar vers les régions avoisinantes, à l'instar de la cité Rabia-Tahar 2, la résidence universitaire de garçons de Bab-Ezzouar, la cité du 8-Mai-1945, Bordj El-Kiffan-Centre ou encore la dernière station, à savoir le domaine Hamoud. Les rames du tramway effectuent des arrêts de 2 à 5 minutes au niveau des 13 stations qui se trouvent entre la cité Zerhouni-Mokhtar à Bab Ezzouar, point de départ, et le domaine Hamoud, point d'arrivée, à 7,2 km plus loin à l'Est. Interrogé sur les comportements des citoyens à bord des rames, un agent de l'Entreprise du transport urbain et suburbain d'Alger (Etusa) qui gère le tramway nous a indiqué que pour le moment, les citoyens ont fait preuve de civisme. «Les gens nous respectent et prennent soin du matériel», nous a déclaré cet agent en souriant. «On nous a demandé d'être accueillants avec les usagers. Nous faisons de notre mieux pour satisfaire notre clientèle qui commence à se familiariser avec ce moyen de transport.» Sur l'engouement des citoyens pour ce nouveau moyen de transport, le même agent nous a indiqué que femmes, enfants, travailleurs et étudiants l'empruntent quotidiennement pour leurs déplacements. En attendant l'installation définitive des guichets de vente des tickets au niveau des différentes stations, les receveurs de l'Etusa se chargent, pour une période indéterminée, de la vente des tickets aux usagers à bord des rames. 20 DA est le prix forfaitaire du ticket. Interrogé sur la sécurité et le confort des rames, une femme qui prend pour la première fois le tramway d'Alger s'est dit très satisfaite des prestations. «Les rames sont confortables, et on se sent en sécurité à bord», nous a-t-elle indiqué. «J'espère que l'accueil, la propreté et la qualité des services qui, actuellement, sont bons, se perpétueront», a-t-elle ajouté. S'agissant de la vitesse maximale des rames, le même agent de l'Etusa nous a indiqué qu'elle ne doit pas dépasser les 30 km/heure. A ce propos, il nous a expliqué que la tutelle leur a donné des instructions en ce sens. En tout cas, un mois après sa mise en circulation, le tramway d'Alger fonctionne le plus normalement du monde et aucun incident technique n'a été enregistré. L'affluence est toujours importante.