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Cinéma / Karim Sayad
«Construire mon regard sur le monde»
Publié dans Info Soir le 03 - 01 - 2013

Expression - Karim Sayad est un jeune cinéaste algérien. Avancez l'arrière, un court-métrage, est sa première réalisation.
Le film, projeté à la cinémathèque, est une fable absurde, c'est l'histoire d'un jeune Algérien vivant dans les Hauts-Plateaux qui ne voit pas trop d'avenir. Il a un cousin qui l'emmène sur les traces de la tombe du guerrier mythique Takfarinas. Le film est une quête de soi, d'histoire, d'identité. Mais aussi il raconte les déambulations, voire l'errance d'un jeune Algérien – ou de la jeunesse algérienne – en proie à la désinvolture et au vide.
Interrogé sur la raison qui l'a motivé à faire du cinéma, Karim Sayad répondra : «A la base, je n'ai pas fait d'étude de cinéma. J'ai étudié les relations internationales. Ces dernières années, j'ai pas mal voyagé notamment au Proche-Orient, et à force de voyager, ça m'a donné envie de faire des films. Je suis très intéressé par le documentaire, et les films que j'ai envie de faire, à l'avenir, auront toujours un lien, je pense, avec le voyage.»
D'où la question : Pourquoi le voyage ?
A ce propos, Karim Sayad s'explique : «Quand on arrive dans un endroit qu'on ne connaît pas, quand on est confronté au voyage, on a toujours un regard un peu nouveau et neutre sur le lieu en question, c'est-à-dire on cherche à comprendre, à découvrir et du coup, on développe un regard un peu plus curieux sur ce qui nous entoure, et je pense que c'est ce qui est intéressant, à savoir on sort des clichés qu'on peut avoir sur les endroits qu'on va découvrir durant notre voyage.» Serait-il un parcours initiatique, lui a-t-on demandé. «Il y a effectivement un côté initiatique, mais je pense que c'est surtout ce regard un peu vierge sur des réalités, et je pense que c'est intéressant, car lorsqu'on part dans un endroit, on va trouver des appréciations qui sont stéréotypées. Le voyage nous permet de corriger ce regard déjà réducteur, cette image préconçue», répond-il.
Karim Sayad, intéressé notamment par la réalisation de documentaire, aime relever les défis, aller de l'avant, jusqu'au bout de ses ambitions et convictions.
«J'aime bien la frontière entre le documentaire et la fiction. Ça me permet de montrer le quotidien des personnes à travers des prétextes qui induisent le spectateur. En d'autres termes, le spectateur pense – par exemple dans mon film – que je vais parler, au début, de Takfarinas, alors qu'il s'agit là que d'un prétexte pour montrer le quotidien d'un jeune Algérien de la campagne.»
Force est de constater que et ce, depuis quelques années, de plus en plus de jeunes réalisateurs s'orientent vers le format documentaire.
«Je pense qu'il y a, peut-être, une raison qui est assez simple, à savoir les moyens techniques, c'est-à-dire avec très peu de moyens – les nouvelles technologies ont rendu la tâche facile et pratique – on peut faire des films», explique-t-il, et de poursuivre : «Le film est en fait presque autoproduit. Il suffit d'avoir une caméra, un ordinateur et un logiciel de montage et se lancer dans la réalisation. Tandis que la fiction demande un peu plus de moyens techniques et humains (acteurs et techniciens). Elle exige une présence sur le plateau. Le documentaire est, en revanche, plus facile d'accès.»
- Considérant la réalisation comme un besoin de s'exprimer, voire «un moyen d'englober le son et l'image en un certain propos, de construire un regard sur le monde, Karim Sayad, qui est à sa première réalisation, vit cette expérience avec beaucoup de confiance et de courage.
«Ça me donne beaucoup de courage pour continuer et de m'améliorer», confie-t-il, et d'ajouter : «Ça me permet d'apprendre encore davantage, parce que j'ai encore énormément à apprendre et à découvrir. Ça me donne l'opportunité de rencontrer des réalisateurs plus confirmés, qui ont beaucoup d'expériences à faire des films.» Karim Sayad, vit une expérience inédite, quelque chose qu'il qualifie d'aventure exceptionnelle, entame, pas à pas, une carrière de cinéaste. Il se fraye un chemin dans cet univers qu'est le 7e art. Il essaie de se faire un nom. D'où la question : Vous êtes un jeune réalisateur. Est-ce vous arrivez à vous imposer dans le milieu ? «Franchement, pour l'instant, je ne me pose pas du tout la question en ces termes», répond-il, et d'abonder : «Comme je l'ai dit, je fais des films par passion, c'est une façon pour moi de m'exprimer. Pour le moment, je crois que j'ai la chance de ne pas avoir de pressions. Donc, je ne vois pas les choses en ces termes, c'est-à-dire m'imposer dans le milieu. L'essentiel pour moi est de vivre ma passion, de continuer dans cette voie, et donc de faire de bons films. Il n'y a qu'en faisant de bons films en étant sincère dans la démarche, que j'aurai une reconnaissance si je dois l'avoir. »


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