Baromètre - Les chefs d'entreprises en Algérie semblent gagner timidement en confiance, même si l'indice de calcul de cette confiance reste dans la zone négative depuis le mois de mai dernier ... Si on s'en tient à la courbe de l'indice de confiance que révèle l'enquête mensuelle du Forum des chefs d'entreprises (FCE), le moral semble timidement sortir de sa morosité. Du moins pour ce mois, si on considère qu'elle a gagné 2 points durant le mois écoulé, pour atteindre -4 points par rapport au mois précédent. «Avec une valeur de -4 points en octobre 2013, l'indice de confiance global (toutes activités économiques confondues), s'est amélioré de 2 points par rapport au mois précédent», indique l'enquête mensuelle du FCE. Le baromètre de confiance des chefs d'entreprises, calculé sur la base de trois critères portant sur les perspectives de production, le volume des commandes et le niveau des stocks, résulte d'une comparaison avec ceux des principaux partenaires de l'Algérie, précise le FCE. Par secteurs d'activité économique, les industries agroalimentaires sont le seul secteur à afficher un indice de confiance positif de +4. Quant aux autres secteurs, leurs indices sont négatifs et traduisent, par rapport à septembre 2013, une forte détérioration dans le BTPH dont l'indice passe de -1 en septembre à -20 en octobre et une détérioration relativement moins accentuée affectant le secteur des Services dont l'indice a reculé de -1 en septembre à -5 en octobre 2013. Par région géographique, les valeurs négatives affichées depuis mai 2013 par l'indice de confiance des chefs d'entreprises de la région-Centre traduisent, comme il a été signalé plus haut pour l'ensemble des chefs d'entreprises producteurs de biens ou de services toutes régions confondues, une baisse de l'activité à partir du mois de mai 2013, même si l'indice du mois d'octobre a progressé de 4 points en passant de -8 en septembre à -4 en octobre. Pour les autres régions, seules les réponses des chefs d'entreprises de la région Ouest sont en nombre minimal suffisant pour être prises en considération elles donnent un indice de confiance négatif -33. Dans l'Union européenne, l'amélioration est graduelle : l'indice de confiance de l'UE passe de -15,4 en octobre 2012 à -4 en octobre 2013 et celui de la France passe de -20 à -7. À l'heure où le gouvernement tente de remobiliser les associations patronales pour tenter de trouver la bonne formule à même de relancer l'industrie nationale, force est de constater que le moral de nos chefs d'entreprises reste morose et a toujours autant de mal à se prêter au jeu.