Cela fait dix ans que Rachid exerce dans l'apiculture. Une activité à laquelle il a été initié alors qu'il avait à peine 15 ans : «Mes oncles sont connus à Boufarik pour être des apiculteurs de père en fils, c'est eux qui m'ont appris le métier.» De l'avis de ce jeune homme de 25 ans, l'apiculture n'est pas seulement une passion : «C'est une profession à part entière, dommage que chez nous, elle ne l'est pas faute de moyens surtout.» «Personnellement, j'exerce principalement dans l'agriculture, car je ne peux compter uniquement sur la vente du miel et des essaims pour subvenir aux besoins de ma famille», explique-t-il. Malgré tout, Rachid ne regrette nullement d'avoir investi dans ce créneau : «Je dois vous dire que je m'en sors plus ou moins bien, Dieu merci, si c'était à refaire, je le referais, croyez-moi. Avec un peu plus de moyens, je crois que je m'en sortirai nettement mieux et j'abandonnerai l'agriculture.» «L'apiculture est un monde à part, il y a cinq ans, des abeilles ont écrit à l'intérieur d'une ruche le nom d'Allah, cela m'a tellement marqué», affirme-t-il en guise de conclusion.