Organisée jeudi, une rencontre regroupant plusieurs associations algériennes activant dans le domaine social et une délégation de 13 représentants arabes, a été l'occasion pour les participants de passer en revue l'expérience acquise durant des années d'activités diverses.En marge de la rencontre, Yekhlef Messaoud, directeur du mouvement associatif au ministère de l'Emploi et la Solidarité nationale, nous a déclaré que cette rencontre «s'inscrit dans le cadre d'un cycle de rencontres annuelles visant à faire connaître l'expérience algérienne dans le monde arabe», rappelant au passage que l'Algérie abrite actuellement pas moins de 12 000 associations activant dans le domaine social. Leur budget au niveau du ministère s'est élevé en 2006, toujours selon M. Yekhlef, à «20 milliards de centimes». Un chiffre qu'il qualifie d'important et qui «pourrait être augmenté, suivant les résultats de ces associations», tient-il à ajouter. Pour sa part, le représentant de la Ligue arabe et président du département du développement au sein de cette institution, Mustapha Khodjali, a estimé que l'expérience algérienne «revêt un caractère particulier» et qu'elle est un modèle dont «les autres pays arabes peuvent s'inspirer». L'expérience algérienne, relève-t-il, «reflète deux éléments essentiels, une base sociale importante et l'existence d'une volonté politique réelle qui lie intimement l'action sociale». Ce que confirmera le représentant syrien qui va dans le même sens en précisant que «l'action sociale en Algérie pourrait être assimilée à l'expérience syrienne». Par ailleurs, plusieurs présidents d'associations algériennes ont durant la rencontre exposé les projets et bilans de leurs organisations respectives, à l'exemple de l'Union générale des handicapés algériens. Cette structure, selon son premier responsable, projette de réaliser «quatre auto-écoles à travers le territoire national». Idem pour l'association contre les myopathies qui compte réaliser un laboratoire dans les prochains jours «probablement dans un hôpital pour diagnostiquer ceux atteint de cette maladie». En somme, il y a lieu de signaler qu'une dizaine d'associations ont organisé une exposition où elles ont dévoilé les multiples œuvres réalisées par des hommes et des femmes à qui la vie a ôté un organe, lequel n'a pas manqué d'être remplacé par un don, à l'exemple de l'association de la protection de la femme.